Le gouvernement a décidé, contre l’avis des principales organisations syndicales, de remplacer tous les régimes de retraite existants par un système dit « à points ». C’est une remise en cause complète de notre droit à une retraite digne de ce nom. 

Selon le rapport Delvoye qui préconise un régime dit « universel », les premières estimations basées sur des carrières complètes font apparaître des baisses de pensions allant jusqu’à 30%. Personne ne sera épargné, le but étant de faire sauter les garanties du statut actuel : le calcul de la pension à partir de 75% du salaire perçu sur les 6 derniers mois (25 meilleures années dans le privé), avec bonification pour les enfants. En effet à la place de cette base de calcul, l’assiette se fera sur l’ensemble de la carrière. Ainsi, les périodes non travaillées ou difficiles (entrée dans l’emploi, période de petit salaire, temps partiel subi…) seront prises en compte.

L’argument de l’inclusion des primes dans le calcul futur est un simple effet de communication : ceci ne compensant pas les baisses prévues : le budget global des retraites doit rester stable, alors que le nombre de retraités va s’accroitre. D’où, mathématiquement, une baisse pour tous. Ainsi, la valeur du point, fixée pour le moment à 0,55 euros, servant de base de calcul au montant de la pension, sera modifiable d’année en année. L’état met donc la main sur une immense variable d’ajustement budgétaire. Par ailleurs, le rapport propose un départ à la retraite avec un taux plein à 64 ans, équivalent à l’espérance de vie en bonne santé pour les femmes et supérieur à celui des hommes (après le travail, l’hôpital !).

« L’harmonisation » annoncée par le gouvernement va donc se faire par le bas, en liquidant au passage de nombreux acquis obtenus dans certains secteurs. Par ailleurs, le système actuel et ses régimes assurent aujourd’hui l’universalité : le seul régime de base de la Sécurité Sociale et le Code des pensions des fonctionnaires couvrent la quasi-totalité de la population active et retraitée (plus de 80%).

Nos retraites valent bien une grève illimitée ! 

Dans ces conditions, les organisations syndicales de l’UM et de la recherche ont pris connaissance de l’appel à la grève reconductible jusqu’au retrait de la « réforme » des retraites, lancé à la RATP, après leur journée de grève du 13 septembre suivi à 93%. En effet, la stratégie des journées d’action sans lendemain ne peuvent pas permettre de faire reculer le gouvernement, comme nous avons pu le constater dans le passé où des coups importants ont été portés contre les retraites (1993, 2003, 2010…). Nous décidons donc de nous inscrire dans ce contexte et de soumettre la perspective de la grève reconductible à nos collègues, et à en discuter dans le cadre d’une

Assemblée Générale mardi 12 Novembre
À 12h30, amphi 6.03 site Triolet