Le Rassemblement national a bien du mal à digérer le succès festif et commercial du festival du muscat et tente comme à son habitude une manœuvre de diversion.

Lengadoc-info.com, webmedia qui soutient ouvertement Gérard Prato, candidat déclaré aux prochaines élections municipales, et son mentor, Gilles Ardinat, conseiller régional RN, vient de publier un article mettant en cause la probité de l’équipe municipale dans l’attribution du marché de rénovation des halles municipales alléguant que des liens familiaux auraient influé sur cette procédure. C’est un mensonge et les faits l’attestent.

En 2014, la Ville engage un vaste programme de revitalisation de son cœur de ville et décide de lancer la rénovation complète des halles municipales, un bâtiment vieillissant de type Baltard. Après l’établissement d’un programme par le cabinet Cabanis, en concertation avec les commerçants résidents, 28 architectes répondent à l’appel à projet et 3 d’entre eux sont retenus pour la phase de concours, procédure choisie par la collectivité au regard de l’importance du site patrimonial, du niveau d’investissement et de la concertation et de la transparence qu’elle instaure de fait. En mai 2015, le projet novateur de l’agence Traverses (Montpellier) fait l’unanimité de tous et notamment du jury, composé de d’élus de la majorité et de l’opposition RN et d’architectes mandatés par leur ordre, qui se prononce sous le sceau de l’anonymat. Un mois plus tard, fort de ses avis convergents, le conseil municipal désigne également à l’unanimité – voix de l’opposition RN comprises- Traverses en qualité de mandataire titulaire du marché. Traverses est géré par 3 architectes associés Jean-Luc Lauriol, Pascale Alazetta et Jean Planès, ce dernier étant plus spécifiquement chargé du chantier. Pour répondre au projet, Traverses a constitué pour cela un groupement momentané d’entreprises composé de 6 sociétés (acousticien, climaticien, bureau d’études, etc) dont celle de Laurent Gélly qui, avant d’être le beau-frère d’un élu de la ville, est surtout un architecte montpelliérain. A aucun moment d’ailleurs, dans la procédure, l’élu en question n’est intervenu dans le processus décisionnel qui, de toute manière, est strictement encadré par l’anonymat des prétendants.

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L’auteur de l’article, Jordi Vives, est un activiste qui ne s’embarrasse pas de vérité journalistique. Le rédacteur en chef (sic) de Lengadoc-info.com est avant tout un militant identitaire bien connu des services de police, membre de la Ligue du Midi, entendu par la justice dans le cadre de l’intrusion violente et armée contre la faculté de Montpellier en mars dernier et récemment responsable d’un tweet présenté comme raciste envers une élue de Montpellier. « On connait la stratégie de ce type de média. Ils diffusent des propos haineux et diffamatoires qui restent sur Internet afin de salir des citoyens et des élus. » commente Pierre Bouldoire, maire de Frontignan. « Ces gens-là, identitaires et nationalistes réunis, ont fait de Frontignan une cible privilégiée dans le cadre des élections municipales de mars 2020. L’article calomnieux sur les halles et les relais dont il bénéficie déjà vient renforcer nos soupçons de collusion entre la frange la plus dure de l’extrême droite locale et des élus RN qui, sous couvert de respectabilité, n’ont de cesse de diffuser rumeurs malsaines et contre-vérités. Bien entendu, nous porterons plainte contre ce média s’il n’est pas fait droit à notre demande de rectification de ce tissu de fausses informations. »

Ville de Frontignan la Peyrade

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