Voilà déjà plusieurs mois que le gouvernement Macron tente de faire croire que « la crise » Gilets Jaunes est terminée. Et pourtant, ce samedi 8 juin, 5000 manifestants ont défilé à Montpellier, déterminés et n’entendant strictement rien lâcher.

Face à eux, un appareil policier d’une brutalité rarement vue à Montpellier, qui a de fait interdit toute possibilité de manifestation : une étape a été franchie dans la répression ce jour là. A chaque tentative de circuler, un barrage de CRS a bloqué les Gilets Jaunes avec des tirs de LBD et de lacrymogène, faisant plusieurs blessés, qui viennent s’ajouter aux centaines de mutilés. Le gouvernement a donc du sang sur les mains, et ceci, personne n’est prêt de l’oublier.

Tout le monde peut faire le constat : aucun mouvement en France n’a connu une telle longévité et qui s’inscrit aussi résolument dans la durée.

La situation va connaître de nouveaux développements : il n’est pas possible qu’un gouvernement rejeté de toute part, recueillant 10,8% des voix des inscrits aux européennes, qui n’a pas été capable de réunir la moindre manifestation de sympathie à part dans la couche de privilégiés des centres urbains, puisse parvenir à faire taire un peuple à la tradition révolutionnaire comme le peuple français.

Si la convergence avec les dirigeants syndicaux nationaux, qui ont observé notre mobilisation d’un regard impassible et un peu ahuri, n’a pas été possible à cette étape, force est de constater que de nombreux militants syndicalistes authentiques nous ont rejoints (rappelons que le congrès de la CGT a adopté un appel à la convergence avec les GJ), et que le monde du travail dans certains secteurs s’est largement appuyé sur notre mobilisation :

  • 15 000 cheminots à Paris ce 4 juin reprenant des chants de Gilets Jaunes ;
  • les services des urgences qui ont spontanément décidé d’y aller, sans attendre une consigne qui n’arrivaient pas, malgré l’envoi des forces de police au domicile des personnels pour les réquisitionner.
  • les enseignants qui cherchent un moyen de faire reculer la réforme Blanquer, dans des conditions là aussi de pression et de répression démontrant si besoin la politique « en marche forcée » du gouvernement…

Cette situation va donc se dénouer. Nous nous y préparons.

Nous poursuivrons nos actions, manifestations, blocages, diffusions de tracts, rencontre, structuration, échanges, dans l’objectif final de chasser ce gouvernement et plus largement, tout ceux qui ont conduit le pays dans la situation d’urgence sociale dans laquelle nous sommes. Au passage, ceux qui sont responsables des brutalités, des mutilés, ceux qui en haut ont pu permettre cette boucherie, devront rendre les comptes.

Le 22 juin, nous y serons. Le 14 juillet, nous fêterons la grande Révolution Française à notre manière. Des bastilles restent à prendre : elles seront prises ! Nous sommes le peuple français ! Ils ne sont rien, nous sommes tout ! En avant !

Convergence34