L'Occitanie, c'est aussi la Région du fromage

En plus du racisme primaire, l’aversion répandue pour les couleurs de peau foncées dépasse tout entendement. Usant de produits relativement dangereux, de plus en plus d’individus éclaircissent leur teint. En Afrique, mais aussi en Inde, et dans le reste de l’Asie.

Il y a peu encore aux Antilles, on nommait « peau chapée » une peau claire, sous-entendant que ce sésame permettait d’échapper partiellement à la misère. Paradoxalement, les « blancs » font généralement leur possible pour bronzer

Détester l’autre pour ce qu’il est relève généralement d’un manque de culture. Mais cette discrimination ayant parfois lieu envers soi-même, les causes pourraient se révéler plus ancrées.

D’après les Correspondances baudelairiennes, nous vivons au travers des « forêts de symboles ». Ces symboles ne sont autres que le sens profond détenu par le langage. Derrière le vocabulaire, une signification perçue, mais non comprise. Sans en avoir conscience, nous manions des archétypes. Tant que la pensée s’arrête à une considération superficielle des mots et des choses, elle évite la vérité.

La couleur noire symbolise le savoir caché. C’est la signification de la vierge noire, patronne des gitans. Le dieu indien Krishna signifie « le noir », mais aussi « le bleu nuit », exprimant le savoir tapi dans les ténèbres. Le noir exprime la connaissance. S’il est plus fréquemment associé à Satan, il existe aussi des christs noirs, indiquant la nécessaire lecture gnostique ou mystique du religieux.

Ce savoir caché ne l’est pas vraiment, puisqu’il réside dans notre inconscient. Plus que de connaissance oubliée, il s’agit de dimensions de l’existant incomprises. L’homme noir symbolise la connaissance. L’être réalisé.

Qui ne parcourt le chemin vers soi, qui n’intériorise, extériorise. Haïr l’autre pour ce qu’il est, ou haïr sa propre couleur de peau est une façon de matérialiser et d’orienter vers l’extérieur ce qui n’est pas compris et résolu en soi.