Pratiquement 15 ans après le début de sa création, et de l’aveu même de la commune, le premier dossier de réalisation (2010), n’a pas pu être tenu financièrement et le second (2016) ne répondait à aucun des objectifs, ni financiers ni urbanistiques.

Ces deux dossiers de réalisation qui avaient été portés au pinacle ont donc dû être abandonnés et avec eux, reniée toute cette propagande outrancière, qui durant 15 ans, clamait la qualité de ces projets et son adéquation aux besoins de la commune. Mis au rebus les photos montages, maquettes, présentations 3D et autres expositions valorisantes sensées faire rêver, gommés les paroles d’expert et les propos dithyrambiques de circonstance de communicants patentés ou autres couvertures de presse. Et la pérennité du « Mall » (centre commercial) de 30 mètres et sa tour de 45 mètres ont été remis en cause.

Un nouveau dossier de réalisation, le 3ème, devrait donc être soumis au Conseil Municipal en 2019. Il devra être compatible avec le dossier de création de 2005, qui s’est vu sacralisé, et par conséquent, à ses objectifs, qu’il ne parait pas inutile de rappeler :

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  • La taille de l’opération qui doit permettre un groupe scolaire, équipement  élémentaire pour un quartier 
  • L’offre de logement social qui doit répondre aux besoins existant afin d’accueillir une population jeune et active
  • Le programme autorisant la mixité Activité/habitat caractéristique de l’identité sétoise et ainsi contribuer à la réalisation des équipements dont la commune a besoin.

En somme, tout ce à quoi ont tourné le dos les premiers projets, aujourd’hui abandonnés, sur l’Entrée Est mais également les opérations de l’Entrée Ouest, version Commeinhes : Villeroy, les Salins et la Carrière du Ramassis. Mais que ce soit son taux de chômage record, le vieillissement de la population ou la liste des demandeurs de logements sociaux en souffrance, ces critères d’évaluation objective, plaident pour une nécessaire réorientation de la politique d’aménagement de notre ville.

Cependant, il est à noter qu’avec ce nouveau dossier de réalisation, c’est d’autres dépenses qui viendront alourdir un bilan financier intrinsèquement déficitaire. Car, en l’état, le dernier bilan prévisionnel, n’est équilibré à 49.149 millions d’€, uniquement grâce à une subvention publique de 8.433 millions d’€.

Le dernier CRAC (Compte-Rendu d’Activité) nous indique d’ailleurs qu’au 31 décembre 2017 :

  • 16% des dépenses pour 10% des recettes, ont été réalisées, engendrant ainsi un besoin de trésorerie qui est financé par des avances communales de 4 millions d’€, renouvelables chaque année.
  • Cette opération ne garde la tête hors de l’eau uniquement par nos impôts

locaux et reste donc maintenue sous perfusion Fallait-il dans ces conditions donner la priorité à la réalisation d’un hôtel, de programmes de logements dits « libres », d’un centre administratif, d’une grande surface, d’un immeuble de bureaux et services, aujourd’hui réalisés ?

N’aurait-il pas été plus légitime de consacrer, sans attendre, ces fonds publics, à la construction de logements sociaux plutôt qu’à des opérations privées ? D’autant qu’il ressort du dernier bilan que le différentiel entre les charges admissibles au m2 par les logements sociaux (124€) et les autres types de constructions, est inférieur aux subventions communales.

Dans l’immédiat ce n’est donc pas un permis de démolir que nous attendons, mais un permis de construire. Pas n’importe lequel, celui des 25% de logements sociaux dont vous nourrissez sempiternellement votre propagande, mais que vous ne réaliserez que contraints et forcés par la loi.

Intervention de Christian Dalmon – Conseil Municipal du 20 mai 2019 délibération n° 11- ZAC Entrée Est secteur Sud – autorisation donnée à la SAElit pour déposer un permis de démolir

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