Le 22 janvier, Juan Guaido s’auto-proclame d’autorité « président du Venezuela ». Il est immédiatement reconnu par les Etats Unis, pays qui depuis 10 ans tente de reconquérir les ressources pétrolières du Venezuela.

Immédiatement, Macron a adressé un message de soutien et reconnait Guaido. Macron a reçu à plusieurs reprises les partisans d’un putsch contre Maduro.

Depuis, une campagne de presse d’une intensité rarement vue depuis la guerre d’Irak, explique à qui veut bien l’entendre que l’urgence est de reconnaitre Guaido contre Maduro qui conduirait son pays à la crise.

Sur la base de cette campagne contre le gouvernement élu par le peuple, les Etats Unis ont gelé les avoirs du Venezuela, ce qui s’ajoute au blocus économique visant à étouffer le pays et qui a couté 34 milliards de dollars au peuple vénézuelien.

Et que propose Guaido (surnommé « gérant du Mac Do »), de son côté ? Dans son projet de loi -initialement en anglais !- il voudrait démanteler la protection sociale et « dénationaliser » l’entreprise pétrolière PDVSA. Privatiser les ressources pétrolières : n’est-ce pas le but recherché par les marchés financiers depuis 10 ans ?

Qu’entend-on au sujet de Maduro ? Il serait « un dictateur », un « homme autoritaire » ? C’est oublier que Maduro a été élu avec un pourcentage de voix bien supérieur à celui de Macron (25% de la population à l’époque), qui n’hésite pas à réprimer les Gilets Jaunes*. Macron qui n’hésite pas à faire voter une loi visant à liquider le droit de manifestation. Macron qui reçoit en grande pompe le Prince héritier Saoudien, ou à féliciter le Roi Mohamed VI du Maroc, qui réprime dans le sang et torture tout opposant !

C’est pourquoi, les organisations signataires refusent la campagne actuelle contre Maduro, accusé des conséquences du blocus américain, campagne qui prépare les conditions d’une intervention militaire, dont on a vu les résultats en Irak, en Syrie, en Libye, en Afghanistan…

Nous appelons les citoyens, les travailleurs, les militants, la jeunesse à ne pas se laisser avoir par cette propagande diligentée par les magnats du pétrole et la finance et à témoigner de leur solidarité au peuple du Venezuela. C’est lui, et lui seul, qui doit choisir son destin, sans ingérence américaine.

Non au coup d’état au Venezuela Halte à l’ingérence des États-Unis et de la France contre le Venezuela ! Non à la campagne d’intoxication médiatique et à ses relais ! Défense de la souveraineté du Venezuela ! Rassemblement Mardi 19 février à 18h00 devant la Préfecture de Montpellier

Soutenu par : Muriel Ressiguier, députée de l’Hérault France Insoumise, Nicolas Cossange, Conseil Régional Occitanie

Fédération PCF de L’Hérault – Section Montpellier du PCF
Parti de gauche 34
POI34
Groupes d’appui LFI : Aiguelongue/Boutonnet, Castries, Grisettes

*1 800 personnes blessées ; 6 475 manifestants interpellés ; 5 339 gardes à vue d’adultes et d’adolescents, lycéens notamment ; 153 mandats de dépôt ; 17 éborgnées par des tirs de LBD 40 (Lanceur de Balle de Défense) ; 80 enquêtes ouvertes par l’IGPN ; une main arrachée.