Tribune de Julien Colet, animateur du groupe d’action de La France insoumise l’Avenir en Commun(e) Montpellier Métropole.


« Quand le peuple perd l’espoir, sa colère finit toujours par s’exprimer », ainsi parlait le très peu gauchiste Jacques Chirac, en 1995 dans son livre La France pour tous !

Nous y sommes.

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La caste s’est réjouit du passage en force de la loi travail. Elle a applaudi des deux mains quand l’argent public était dilapidé par le CICE au profit d’une poignée de nantis. Elle a fait péter le champagne quand l’ISF a été liquidé.

Les dernières protections qui existaient encore, ont été laminées. Les syndicats ont été ignorés puis humiliés. Le tribunal des prudhommes est devenu quasiment caduc. Le droit du travail a été vandalisé par les bandits du MEDEF et ses complices du 49.3.

Les résultats sont rudes. Le chômage grimpe tandis que les conditions de travail, pour ceux qui ont un emploi, se dégradent.

Et pendant ce temps, la caste se radicalise.

La foule haineuse des éditocrates, enfants de la grasse bourgeoisie, s’est faite arrogante. Toujours prompte à condamner la violence des pauvres et à taire celle des riches, Apathie et ses clones ruissellent de hargne. Au fil des années, les mouvements sociaux ont été criminalisés. La chasse aux pauvres s’est généralisée : chômeurs fliqués, délégués syndicaux licenciés, squatters embastillés, retraités dépouillés. Les techniques de maintien de l’ordre se sont durcies tandis que l’état d’urgence a rongé nos libertés fondamentales.

Les urnes ont été désertées, les cortèges syndicaux se sont effilochés. La caste y a vu des signes de triomphe. Elle s’est réjouit, trop vite, trop fort.

Aujourd’hui, la colère du peuple est grande, aussi grande que fut la cécité de nos dirigeants.

La panique gagne tous les étages dorés.

Le gilet jaune c’est ce qu’on met pour se rendre visible et éviter de se faire écraser.

Le peuple a mis son gilet jaune et l’histoire continue.

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