« Debout, debout, nous allons lutter, » slogan de La « Marche de la dignité » organisée en plusieurs colonnes de marcheurs venues de toute l’Espagne et qui avaient rassemblé des milliers de personnes pour dénoncer « l’urgence sociale,» en 2014 à Madrid. C’est la même idée qui anime aujourd’hui les Gilets Jaunes, et les colonnes de marcheurs vers Paris.

Celle qui est arrivée samedi à Montpellier était partie du Boulou, avec comme initiateur Paul. Ce Gilet Jaune avait participé à la marche, et au rassemblement à Madrid. Aujourd’hui, il fait partie de la colonne Sud qui se dirige sur Paris. Pour lui, communiquer et garder le contact sont aussi les objectifs de cette action : « on fait le relais, on met les ronds-points en contact […] et on invite les gens à nous rejoindre pour la dernière étape… »

Partage de l’expérience de Paul, et explications d’un projet ambitieux à l’occasion de son arrivée samedi sur le rond-point de près d’Arènes :

La colonne Sud accueillie à Montpellier

Dimanche 6 janvier le matin à 8h30, départ d’une nouvelle étape jusqu’à Nîmes. Grâce à l’aide des réseaux sociaux, cette marche est aussi une initiative qui fait émerger solidarité et fraternité. Ainsi Yannick les avait accueillis vendredi chez lui à Sète, et maintenant il partage un peu de cette aventure avec eux : « Chacun marche, ce qu’il peut. Une partie du trajet, selon ses disponibilités […] et à la fin pour la dernière étape, tous ceux qui le peuvent montent à Paris, pour faire l’arrivée des colonnes, toutes en même temps. »

Pour Sébastien Paturel, l’essentiel réside dans la possibilité de créer du lien durable, et de sensibiliser un maximum de citoyens à ce que pourra représenter le RIC (référendum d’initiative citoyenne). Avec Corentin, originaire de Bar-le-Duc, l’idée c’est que l’arrivée à Paris soit une sorte de fin de la mobilisation, et peut-être avec des airs de “libération” : « j’espère que le 20 janvier, ce sera le dernier acte. On ne peut pas ignorer un peuple pendant deux mois… »

Interviews des Gilets Jaunes, Yannick, Sébastien Paturel et Corentin, avant cette nouvelle étape :

Rendez-vous, le 20 janvier à Paris avec un mouvement qui s’inscrit dans la durée et qui se veut pacifique.

Les marcheurs devraient être rejoints par d’autres personnes sur la route. Une initiative qui veut montrer que le mouvement s’inscrit dans la durée, et qu’il se veut pacifique. La dernière étape de cette marche est prévue le 20 janvier à Paris, avec l’organisation d’un débat pour la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne. Mais aussi avec la volonté de porter leurs revendications, et de lutter contre une politique qui selon eux ravage leurs vies, et celles de nombreux citoyens. Une aventure, et un geste politique à suivre…

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