Le comité local de résistance et de reconquête des acquis de 36 et 45 de Montpellier, composé de militants et de citoyens de toutes sensibilités du mouvement ouvrier, s’est réuni le 17 décembre. Il apporte tout son soutien au combat engagé par les Gilets Jaunes.

Ce mouvement spontané, composé d’ouvriers, de retraités, de mères de famille, d’artisans, de chômeurs, représente la levée d’une partie du peuple contre la politique menée ces dernières années, par tous les gouvernements, qui a conduit à la situation sociale dramatique que nous connaissons.

Parmi les revendications des Gilets Jaunes, on trouve en particulier : « Zéro SDF : URGENT. Fin de la hausse des taxes sur le carburant. Pas de retraite en dessous de 1 200 euros. Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation. Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Fin du CICE. Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette… Que des emplois soient créés pour les chômeurs etc. »

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Macron, dans sa réponse télévisée du 10 décembre, a montré qu’il était fragile, sur le recul, avec un gouvernement déstabilisé  par la puissance de la mobilisation. Dans le même temps, sur le SMIC, il n’a proposé qu’un vaste enfumage : le SMIC n’est pas augmenté mais uniquement la prime d’activité avancée pour certains ; et rien pour les lycéens, les étudiants, les travailleurs du public et les précaires. Les pensions resteront misérables pour les retraités.
Aucun problème n’est donc réglé, toutes les revendications restent non satisfaites !
Les mensonges et le mépris des grands médias n’y font rien : le mouvement des Gilets Jaunes bénéficie toujours de la sympathie de l’immense majorité quand le gouvernement atteint, lui, un record d’hostilité et d’impopularité.

Lors de notre dernière réunion, certains participants se sont interrogés :

« Les Gilets Jaunes ont ouvert la voie, mais ne faudrait-il pas rassembler tous ceux qui veulent combattre la politique de Macron ? L’unité serait une force pour gagner ! »

« Je suis allé aux manifestations des Gilets Jaunes, on en parle beaucoup sur les lieux de travail, mais il faudrait trouver le moyen de bloquer l’économie. Des assemblées générales de salariés, convoquées par les syndicats, permettraient d’en discuter. »

« Les Gilets Jaunes ne veulent pas être récupérés, ils ne veulent pas se retrouver derrière un parti et ils ont raison. C’est la force de ce mouvement d’être contrôlé par en bas. En même temps, les questions qu’ils posent sont d’ordre politique au bon sens du terme : comment redonner le pouvoir au peuple ? »

Nous soumettons ces réflexions à l’ensemble des militants, Gilets Jaunes ou pas, qui cherchent les voies de la résistance face à un pouvoir incapable de répondre aux attentes du peuple et de la classe ouvrière.

La tribune du CLRR de Montpellier, le 30 décembre 2018.
Contact : clrrmontpellier@gmail.com

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