Le ministre des «petits pas» en matière environnementale, frappe un grand coup et démissionne ce matin en direct sur France Inter, naturellement, émotionnellement et écologiquement, sans avoir prévenu le président de la République ou le Premier ministre.

«Je prends la décision de quitter le gouvernement», a-t-il déclaré ce 28 août 2018. Nucléaire, interdiction du glyphosate, accord entre l’Union européenne et le Canada : de trop nombreux désaccords entre Nicolas Hulot et le gouvernement Philippe, le poussent à cette « évidente » décision. L’ex-ministre de l’Écologie l’exprime ainsi : « je ne veux plus me mentir.»

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Il y a donc une place à prendre au ministère de la Transition écologique et solidaire. L’invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé paraissait ému, et presque sous le coup de sa propre décision. S’ensuit, un tsunami de réactions. Extraits :

Réactions

Alain Juppé : « J’écoute Nicolas Hulot qui annonce son départ du gouvernement. Je suis impressionné par sa hauteur de vue et la noblesse de sa démarche. J’espère qu’au delà du buzz politique inévitable, cette décision nous incitera tous à réfléchir et à changer.»

Jean-Luc Mélenchon : « La démission de Nicolas Hulot fonctionne comme un vote de censure contre Macron. Il confirme le diagnostic de mon discours de samedi. La macronie commence sa décomposition.»

Marine Le Pen : « Lorsque Nicolas Hulot dénonce la soumission du gouvernement aux critères de Maastricht, à l’économie financiarisée, au modèle économique ultra-libéral, il met le doigt là où ça fait mal !»

Ségolène Royal : « Je respecte le choix de Nicolas Hulot. Il prouve que les batailles pour l’Environnement, je le sais d’expérience, sont très difficiles mais tellement cruciales. La France doit garder le leadership climatique et être au combat avec les forces vives de la planète qui espèrent.»

Benjamin Griveaux : « L’écologie est un travail de longue haleine, les transformations ne se font pas en une année, Nicolas Hulot le sait. J’aurais aimé qu’il reste. L’action qu’il a engagée est utile pour les Français et sera poursuivie.»

Benoît Hamon : « La démission de Nicolas Hulot est un appel au réveil des consciences global pour engager la transformation de notre modèle de développement. Changer nos modes de production et de consommation, notre rapport au travail et notre relation au vivant, c’est cela la transition écologique.»

Olivier Besancenot : « Les affaires, la politique antisociale, la démission de Nicolas Hulot… c’est plus une rentrée politique pour Macron, c’est une sortie de route !»

Muriel Ressiguier : « La démission de Nicolas Hulot fonctionne comme un vote de censure contre Macron. La décomposition du régime Macron est commencée. Notre diagnostic et celui de tous les écologistes est confirmé. Vivement que le peuple ait la parole.
Le groupe parlementaire de la France Insoumise

Manu Reynaud : « Nicolas Hulot ne voulait plus servir de caution à un gouvernement pour qui l’écologie n’est pas une priorité. Respect. Faisons en sorte que cette démission sonne comme un appel. Qu’elle serve la France et l’Europe à se remobiliser en faveur des solutions écologiques !»

Michael Delafosse : « Au delà de sa démission, il faut écouter ce que dit Nicolas Hulot. Ce qui se passe pour l’avenir de notre planète, nos enfants est préoccupant et grave. Espérons que sa voix va s’exprimer aux cotés de la société civile dont la mobilisation est essentielle. Il faut agir !»

Saurel Philippe : « Je remercie Nicolas Hulot pour l’excellent contact que nous avons pu développer et tout le travail entrepris ensemble au ministère de la Transition écologique et solidaire, à la Ville de Montpellier, Montpellier Méditerranée Métropole.»

Démission du ministre de l’Environnement. Hulot, c’est fini ? Ce n’est pas une évidence, c’est certainement un nouveau départ, libéré par l’Ebdo, mis en lumière par Macron, c’est parti pour Nicolas Hulot et sa saison 2.

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