Manu Reynaud, porte-parole d’EELV Montpellier, Communiqué de presse.

Pourquoi abandonner la Paillade ? Ce n’est pas la conférence de presse commune au président de la Métropole et du Club de football, qui nous le dira. On apprendra seulement que le stade actuel devrait accueillir à grand renfort d’argent public des startups tout en faisant des travaux hydrauliques permettant cette installation.

L’échec avéré de Parc 2000 pour l’emploi à la Paillade ne semble pas préoccuper le président de la Métropole pas plus que celui de faire des travaux d’aménagement hydrauliques dont l’absence même justifie la création d’un nouveau stade.

Rien de nouveau sur le projet en lui même : un stade et un palais des sports avec des espaces commerciaux et ludiques et un musée issu des collections personnelles de Louis Nicollin au milieu d’un no mans’land dénommé Cambaceres.

Le projet n’est visiblement pas terminé : le stade sera-il couvert ou pas : réponse « on n’en sait rien ». Quelle activité économique au milieu de deux autoroutes, d’une gare qui reçoit 4 trains par jour pour un stade qui ne reçoit des visiteurs qu’une fois tous les 15 jours en saison ?

45 minutes de conférence de presse : et l’on ne comprends rien au financement.

Un investissement public inconnu
Rien n’est clair : la somme de plus de 20 millions d’euros est avancée.
Et l’on apprend in fine que cela ne concerne que le stade et non pas les 50 millions d’euros du Palais des sports sur lequel rien n’est dit.
1h15 de conférence de presse : et l’on ne sait rien.

Un montage financier opaque
Le montage est inédit via une société anonyme mêlant le privé (groupe Nicollin et partenaires) et le public (Métropole et ville), tout juste connait-on la répartition de 65-35% qui semble arrêtée. L’information sur les partenaires privés est secrète.
Le financement se ferait à 30% en apport, et le reste en emprunt qui « seraient remboursés via les loyers perçus comme on le fait dans le privé ».

C’est là que le bas blesse : une société privée peut gagner de l’argent, elle peut comme souvent dans des projets ambitieux en perdre, et en perdre beaucoup.
Qui assumerait alors ces pertes ?
Quelles sont aussi les contre-parties données par l’équipe majoritaire à cet accord ? un nouveau financement du club ?
Combien coutera la destruction ou la réhabilitation pour un autre usage de l’ancien stade de football ?

Ce projet est flou, et quand c’est flou c’est qu’il y a un loup.

Une fois de plus les écologistes tiennent à rappeler que le choix d’un nouveau stade de football comme celui d’un palais des sports pour 200 millions d’euros ne peut revenir au seul maire sortant de Montpellier engageant les finances mais surtout l’avenir du quartier de la Paillade à moins de deux ans des élections municipales.

Ils rappellent leur attachement à un financement 100% privé de ce type d’équipement.

Un projet d’une telle ampleur ne peut engager la future équipe municipale et nécessite un vote des montpelliérains.

Europe Ecologie – les Verts Montpellier