Le 30 Mai 2018

Le Service sanitaire sera opérationnel dès la rentrée prochaine en Occitanie. Près de 3 400 étudiants en santé seront mobilisés pendant une partie de leur formation pour contribuer à un renforcement des messages de prévention dans la région.

La prévention est au cœur de l’action du gouvernement. Pilier central de la stratégie nationale de santé, la politique de prévention et de promotion de la santé doit être largement partagée par de nombreux professionnels, au premier rang desquels les futurs professionnels de santé. Le service sanitaire vise à mobiliser plus fortement tous les étudiants en santé sur ces enjeux de prévention, au cours de leur formation. Ce nouveau dispositif est porté conjointement par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Pour organiser ce nouveau dispositif dès la rentrée prochaine en Occitanie, un Comité régional stratégique du service sanitaire vient d’être installé à l’Agence régionale de santé Occitanie, par Mme Monique Cavalier, Directrice Générale de l’ARS, Mme Béatrice Gille, Rectrice de la région académique Occitanie et Rectrice de l’Académie de Montpellier, et Mme Anne Bisagni-Faure, Rectrice de l’Académie de Toulouse, en présence du Pr Loïc Vaillant auteur du Rapport interministériel sur la mise en oeuvre du service sanitaire pour les étudiants en santé.

Près de 3 400 étudiants en santé mobilisés dans la région

Pour chaque étudiant en santé, le service sanitaire représentera l’équivalent d’une période de trois mois de formation. Il sera obligatoire pour l’obtention du diplôme. Le service sanitaire sera déployé sur tout le territoire et auprès de tout type de public, notamment les jeunes et les plus fragiles. Les étudiants pourront mener des interventions de prévention dans des écoles, des collèges et des lycées notamment en zone d’éducation prioritaire et en zone rurale, ou encore dans des établissements médico-sociaux, des entreprises, des lieux de privation de liberté…

En Occitanie, ces interventions de prévention porteront sur des thèmes prioritaires de santé publique, tels que les comportements d’addiction, l’activité physique et la nutrition, la vie affective et sexuelle…

Ces thématiques sont choisies pour leur impact sur la santé, et ces interventions seront déployées en priorité auprès des publics les plus fragiles. Cet objectif est crucial dans une région où les différences d’espérance de vie, et généralement les inégalités territoriales et sociales de santé sont trop importantes : elles sont pour une part liées à un accès inégal aux comportements favorables à la santé.

Dès la rentrée prochaine, le service sanitaire comprendra un temps de formation spécifique, qui permettra aux étudiants d’acquérir les connaissances, les compétences et savoir-être nécessaires à l’intervention auprès du public. Leurs interventions privilégieront des projets communs à plusieurs filières de formation pour favoriser l’inter-professionnalité et l’interdisciplinarité des étudiants en santé. Ils interviendront ensuite dans le lieu donné pour délivrer les messages de prévention adaptés au public, animer des ateliers et participer à des actions. Enfin, un temps de débriefing et d’évaluation permettra d’échanger sur cette expérience avec les référents du programme.

Capture