17h au 23 de la rue Lakanal à Montpellier, le Comité de mobilisation de la Faculté de Droit et de Science Politique a convoqué la presse. Enjeu principal : comprendre le point de vue des étudiants en Droit et Science Politique opposés à l’ouverture de la Faculté.

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Une ouverture prématurée à n’en pas douter pour ce « Comité » d’une quarantaine d’étudiants  qui appelle à une fermeture administrative de leur Faculté tant que des mesures conservatoires suffisantes n’auront pas été prises, notamment concernant les menaces et autres invectives verbales. Amateurs d’actions symboliques et pacifiques fortes comme celles d’hier matin, ils avaient en début de journée construit un mur de la honte symbolique composé de tous les messages haineux qu’ils avaient reçus.

Action symbolique – Comité de mobilisation de la Faculté de Droit et de Science Politique

On serait curieux de savoir, si ce Comité n’est pas une émanation de l’Université voisine de Paul-Valéry, souvent plus agitée. Mais la remarque est écartée, « on est tous solidaires, on travaille avec les étudiants de Paul-Valéry », mais le « Comité a été créé lors d’un vote du mercredi 21 mars, lors d’une AG organisée à la Fac de Droit, seulement pour les étudiants de cette Faculté pour lutter contre la loi Vidal ».

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« Maintenant c’est à nous de nous cacher »

On leurs a prêté bien des volontés dont celle de vouloir bloquer la Faculté. Mais selon le « Comité », ils souhaitent juste un retour au calme. Ils avancent même qu’un calendrier ad hoc des examens aurait même été prévue par l’Université, si une fermeture administrative était organisée. Ils n’écartent pas non plus qu’une assemblée générale organisée à la Faculté et seulement par des étudiants pourrait voter un blocage.

Mais ils rejettent tout qualificatif de « fainéants », ceux qui sont présents l’assurent, ils vont en cours et aux partiels, même ceux organisés dans … l’amphithéâtre où les violences ont été commises.

« La gangrène de l’institution »

Pour le « Comité » : « que ça se tasse, cela parait compliqué, pour que ça se passe, on attend des actes ». Alors qu’ils disent croiser tout les jours dans les couloirs de la Faculté leurs agresseurs, »Maintenant c’est à nous de nous cacher », conclut une des étudiants.

« C’est à nous de renverser la tendance, de renverser l’opinion publique. » « En Droit, on sait que ce n’est pas des « gauchos » », mais pour une des membres du « Comité » : « une telle attaque armée sur des militants et des étudiants, c’est une claque. Aujourd’hui, on est prêts à nous tabasser pour nos idées… » Ils reprochent aussi « Des tensions et beaucoup de condescendance » de la part de l’Université.

« On veut des sanctions réelles et des sanctions appliquées ».

Pour ces étudiants : « si on ne se mobilise pas, c’est l’enquête qui va être tassée. On a tous envie que ça s’arrange mais une fois que l’enquête aura abouti ». « On s’en fout qu’ils soient Doyens ou Professeurs d’Université, on est tous égaux face à la Justice. Aujourd’hui seulement deux personnes sont sur la sellette, ça ne suffit pas ».