l’Avenir en commun(e) 34, redonner le pouvoir aux communes

L'Occitanie, c'est aussi la Région du fromage

Trente communes représentées, une centaine de participants, l’Avenir en commun(e) 34, mouvement lancé par René Revol et Pierre Polard, ce samedi 10 mars aiguise curiosité et vif intérêt.

L’introduction de René Revol est la suivante : « l’objectif est de combattre le programme ultra libéral d’Emmanuel Macron, d’organiser la résistance et le combat. » L’homme est très attaché à sa ville. Il est fidèle au programme : l’Avenir en commun de la France insoumise. Deux exemples prouvent sa détermination à agir pour répondre dans un premier temps à l’urgence sociale de façon locale : la création d’un bureau d’aide à l’emploi et d’une épicerie solidaire au sein de la mairie. Avec lui Pierre Polard, c’est le maire qui a ouvert le premier centre médical municipal de l’Hérault et qui a salarié deux médecins généralistes, pour lutter contre la désertification médicale.

La commune est l’outil politique, le plus proche du citoyen. Le plus utile au quotidien, il est donc l’outil que tout un chacun a le droit et le devoir d’utiliser. Pour René Revol et Pierre Polard, c’est un fait: il existe une volonté de réduire les compétences de la commune. Avec la Région et les Métropoles, il y a un transfert des compétences à des EPCI (Établissements Publics de Coopération Intercommunale) qui transforment certains élus en patrons. Ces EPCI qui n’ont aucune légitimité électorale, passent des marchés avec des sociétés privées et délèguent par contrat leurs compétences. La délégation des services de l’eau et de l’assainissement en est à lui seul, un exemple criant.

Le rôle d’un élu consisterait-il à jouer les entrepreneurs au sein d’un EPCI pour signer des contrats sans concertation avec les électeurs qui l’ont mandaté ? La généralisation de ce système serait-elle une façon de remettre en cause la souveraineté populaire ?

L’Avenir en commun(e) 34, réseau de citoyens et d’élus locaux, s’engage dans une mobilisation pour défendre le service public local. Ce samedi 10 mars, c’était le premier atelier citoyen. Pour Pierre Polard ce réseau veut « favoriser et susciter l’implication des citoyens… » René Revol insiste sur la volonté de l’État à remettre en cause la libre administration des communes et à propos de l’Avenir en commun(e) : « notre objectif, c’est d’en faire un point de départ pour s’adresser à toute la population… Au niveau des communes, on se rend compte que ce sont les métropoles qui agglomèrent le plus grand nombre de moyens et que tous les autres territoires, et les autres communes sont relativement délaissés. Donc aujourd’hui nous voudrions redonner le pouvoir aux communes. »

René Revol conclura : « il y a un désordre libéral généralisé, face à cela l’Avenir en Commun(e) est là pour traduire, et préparer la révolution citoyenne. » Reste à savoir si l’éveil politique est chose possible, dans une société qui a réussi à faire de la décentralisation : une féodalisation des territoires.

Un prochain rassemblement départemental est prévu le 7 avril de 10h à 16h30 dans l’ouest de l’Hérault, à la Maison du Peuple de Capestang, 2 rue Arago.

Interview de René Revol et Pierre Polard :