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Il pourrait se passer de ce petit ton condescendant qui bride sa crédibilité. Ce serait un simple réajustement de Com’ à faire. Mais c’est plus fort que lui, le mépris de classe est dans son ADN. Dénoncer, stigmatiser, schématiser, caricaturer, le comportement de l’autre sans en comprendre l’urgence et la détresse, cela manque de hauteur. On pourrait oser : cela manque d’amour.

Emmanuel Macron devient un spécialiste des petites phrases qui tuent. Des petites phrases qui le tuent. Mercredi, il était en visite au centre de formation des travaux publics à Égletons, en Corrèze. 150 salariés de GM&S étaient sur place. De nombreux accrochages se sont produits, obligeant les forces de l’ordre à intervenir.

Agacé et souhaitant avoir le dernier mot, certainement pas surpris par les caméras de BFMTV, comme le diront certains. Mais jouant de leur présence, pour offrir une séquence capable de conclure la journée en sa faveur, Emmanuel Macron lâche : «Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas. Parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire et c’est pas loin de chez eux».

Seul point positif de cette triste sortie, Alain Rousset, président PS de la région Nouvelle-Aquitaine dont les propos restent réfléchis : «On ne règle pas le problème d’une manière forcée, c’est un problème de culture. Il faut qu’on repense notre relation au travail».

Sur Twitter, le porte-parole de l’Élysée et ancien journaliste, Bruno Roger-Petit, tente un gazouillis de sauvetage, en estimant que sa citation a été «tronquée et sortie de son contexte. Emmanuel Macron a rappelé que la recherche de solutions en matière d’emplois dépend de la responsabilité de tous les acteurs».

En réalité : à vouloir toujours avoir le dernier mot, Emmanuel Macron a trop souvent le mot de trop.

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