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Alors que les représentants de la France doivent s’entretenir le 10 mai avec la Commission européenne concernant l’accord post-Brexit sur la pêche, la situation s’envenime au large de Jersey.

Entre 40 et 80 bateaux de pêche français étaient réunis hier devant Saint-Hélier, la capitale de l’île anglo-normande, certains bloquant le port, pour protester contre les conditions de pêche imposées en dernière minute aux marins français après le Brexit. Londres a envoyé deux bâtiments de surface de la Royal Navy sur zone, et Paris deux navires de la gendarmerie maritime…

Il existerait des conditions « non prévues » par l’accord post-Brexit pour délivrer des autorisations de pêche à nos pêcheurs français, preuve que les négociations menées notamment par l’européiste Michel Barnier pendant des années sont loin d’avoir été à la hauteur.

Alors que le gouvernement Macron/Castex bombe le torse dans sa communication de crise, nos pêcheurs sont dans une incertitude totale quant à leur avenir et l’ensemble de la filière est désormais plus que fragilisée.

C’est ainsi que, sur 344 demandes, seuls 41 navires de pêche français sont autorisés à pêcher au large de Jersey depuis le 1er mai.

Il est du devoir du Gouvernement français de veiller à ce que les clauses du Brexit soient appliquées telles qu’elles ont été signées pour défendre les intérêts des pêcheurs français. Ces vaines parades doivent faire place à une action concrète !

France JAMET
Député français au Parlement européen
Groupe Identité et Démocratie
Commission de l’Emploi et des Affaires Sociales
Commission de la Pêche

 

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