CHU (© CDS)

Depuis 30 ans, le nombre global de nouveaux cas de cancer en France augmente chaque année.

En 2018, on estimait à 382 000 le nombre de nouveaux cas de cancer en France métropolitaine, selon l’Institut national du cancer (INCa).

Grâce au travail de la Dr Catherine Alix-Panabières, directrice du Laboratoire Cellules Circulantes Rares Humaines (LCCRH), le CHU de Montpellier est devenu un expert international dans la thématique clé des cellules tumorales circulantes (CTC). Ces cellules sont celles qui « transportent » le cancer. Détecter les CTCs dans le sang s’avère ainsi très pertinent pour évaluer la progression tumorale.

Inventé et publié pour la première fois en 2010 par des chercheurs du CHU de Montpellier, la Dr Catherine Alix Panabières et le Pr Pantel (Pantel & Alix-Panabières Trends Mol Med 2010), le terme de biopsie liquide recoupe la pratique d’un test sanguin non invasif (par prise de sang) extrêmement sensible pour la détection des CTCs (1 CTC  pour 7,5 ml de sang) réalisable en temps réel et de manière répétée au cours du traitement  et du suivi des patients. Cette méthode permet de mesurer la progression tumorale en temps réel, d’identifier les sous populations les plus agressives et guider finalement les cliniciens dans le choix de thérapies systémiques ciblées.

L’utilité des CTCs démontrés dans la prise en charge des cancers du sein

Cancer le plus fréquent chez la femme, avec ses 58 000 nouveaux cas chaque année en France, c’est la 1re cause de mortalité par cancer chez les femmes entre 35 et 65 ans.

Sur ce thème, de nombreuses études cliniques ont été menées au CHU, en collaboration avec de nombreux CHUs et CRLC  de France dont l’ICM. Plus récemment, l’essai ‘STIC CTC METABREAST’ financé par l’INCa a pu démontrer pour la première fois au niveau mondial l’utilité clinique des CTCs dans le cancer du sein  métastatique pour définir les orientations thérapeutiques les plus efficientes pour le patient (chimiothérapie versus hormonothérapie) (Bidard et al. JAMA Oncol 2020).

Dans la poursuite de cette dynamique, l’équipe du CHU de Montpellier, avec le soutien de l’Institut  Curie, vient de solliciter l’évaluation de « la détection des CTCs dans le cancer du sein  métastatique pour le choix de la stratégie thérapeutique en première ligne » comme acte de biologie médicale par la Haute Autorité de Santé.

Une autre étude est en cours au CHU pour appliquer cette technique au cancer de la prostate.

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