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La culture va-t-elle réellement reprendre son cours normal cet été ? Rien n’est encore sûr. Pour y voir plus clair, le collectif Festi’Bal a dressé un état des lieux et soulève plusieurs questions autour de l’organisation des futures fêtes votives.

Un an après le début de la crise sanitaire, le Gouvernement a annoncé la reprise des festivals pour l’été 2021. Cependant, les nouvelles propositions faites à ce sujet semble défavoriser certains organisateurs. Une culture à deux niveaux apparaît presque : « une culture essentielle » et une « culture non-essentielle. »

Pour 2021, l’organisation des gros festivals, anciens comités des fêtes devenus organismes à but lucratif sera possible dans le cadre de spectacles assis avec une jauge inférieure à 5000 personnes.

Une enveloppe de 30 millions d’euros a déjà été prévue pour contribuer à la mise en place de formats festifs alternatifs ainsi qu’un fonds de 15 millions d’euros dédié à la captation de spectacles, toutes disciplines confondues.

Certains événements et festivals défavorisés par les nouvelles mesures ?

Malgré ces aides, les organisateurs inscrits au GUSO (Guichet Unique des Spectacles Occasionnels) ne pourront pas organiser leurs festivités. En effet, ces structures, souvent bénévoles, rentabilisent le coût de l’organisation des fêtes votives, des artistes et des techniciens grâce aux recettes des buvettes et de la restauration qui ne pourront pas être mises en place dans le cadre de spectacles assis.

De même, la configuration assise semble peu adaptée à certains festivals de musique tels que le rock, le hip-hop, le métal, l’électro, etc, etc. Festi’Bal souligne ainsi que cette reprise des festivités privilégie certains événements.

Le collectif Festi’Bal propose plusieurs solutions aux organisateurs et intermittents non concernés par une reprise cet été.

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Le collectif propose de s’adapter aux impératifs du secteur : 

  1. La perte des buvettes et de la restauration pourrait-être être compensée par une aide financière régionale ou par une extension du GIP café-culture.
  2. La perte des revenus des intermittents devrait être évaluée et dédommagée en comparant les revenus déclarés en 2019 et 2020. Cette disposition permettrait ainsi de valoriser le travail déclaré et de limiter le recours au travail dissimulé.

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