Montpellier-web-commercants
Montpellier, clinique Saint-Jean décembre 2020 © Charles Dos Santos
Montpellier, clinique Saint-Jean décembre 2020 (© Charles Dos Santos)
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur telegram

Pour certains, il ressemble à un chromosome. Pour d’autres, de nuit, il s’apparente à un paquebot avec ses éclairages rouges, et son bâtiment imposant en béton blanc.

Dans tous les cas, le site de la clinique Saint-Jean Sud de France, sur la commune de Saint-Jean de Védas, est d’ores et déjà connu de tous les Montpelliérains, malgré une ouverture récente au public (20 août 2020), après 30 mois de construction par le groupe Cap Santé. « On ne veut surtout pas que, quand les patients arrivent pour une opération programmée, ou un souci de santé nécessitant un passage aux urgences, ils se sentent oppressés, stressés, et donc tout a été pensé pour leur bien-être à chaque instant ». Ces mots sont de Laurent Ramon, directeur général du groupe Cap Santé.

Effectivement, quand on entre dans la clinique, l’ambiance n’est pas étouffante. Bien au contraire. Tout a été pensé pour permettre aux patients comme au personnel médical de se déplacer sans manquer de place. C’est d’ailleurs, le Docteur Frédéric Charpenet, urgentiste, qui présente « l’organisation fonctionnelle et longitudinale du service. »

« On ne laisse personne sur le bord de la route, on ne refuse aucun patient Covid positif ».

La visite exclusive d’une clinique privée dans cette période de crise sanitaire rend incontournable le sujet sensible de la Covid. Fidèle au mot d’ordre répété par Lamine Gharbi Président Directeur Général du groupe, et Président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée lors de récentes conférences de presse, « on ne laisse personne sur le bord de la route, on ne refuse aucun patient Covid positif », les médecins interrogés en conviennent tous : la deuxième vague est passée, certes, mais il faut rester vigilant au quotidien.

Gérer un afflux de patients, tous concernés par le même syndrome, au sein d’un service majeur comme celui des urgences nécessite pour les infirmières, un travail d’orfèvre pour accueillir tous les patients, les traiter convenablement et surtout respecter le mantra du Directeur Général du groupe Cap Santé, et de la clinique « ne refuser aucun patient Covid ! »

Justement, comment a été vécue par l’équipe médicale, cette seconde période de confinement vis-à-vis du Coronavirus ? C’est la docteure Laura Gagliardi qui revient sur cette intense période de travail qui semble toucher à sa fin!

Certains services ont dû être réorganisés en urgence, au vu de l’augmentation de l’arrivée de cas de Covid positifs au sein de la clinique. Mais, une telle refonte d’un ou de plusieurs services ne se fait pas en quelques minutes, loin de là. Geneviève et Solène , infirmières référentes au sein de la clinique détaillent ces situations, d’extrême urgence.

De nombreux patients sont passés par le service réanimation, distinct de celui des urgences. Certains d’entre eux y sont encore.

L’un d’eux a été récemment désintubé, pour le plus grand soulagement de l’équipe médicale. Dans cette période chamboulée par la Covid, l’organisation d’un service incontournable, comme celui-ci a également dû être entièrement repensé. Solène, du haut de ses 27 ans, est la dynamique infirmière référente en réanimation, et explique l’organisation chirurgicale mise en place pour affronter cette deuxième vague.

« On essaie de perpétuer ici, au quotidien, avec toutes les équipes, un certain esprit de Saint-Jean. »

Pourtant confronté ces dernières semaines à chaque instant à la mort via la Covid ou d’autres situations sanitaires complexes, ce qui marque en immersion dans les coulisses d’un tel site hospitalier, c’est qu’une certaine forme de « positive attitude » habite chaque membre de l’équipe médicale et paramédicale. Il y a parfois des moments de tension, mais le dynamisme, et une certaine entraide se font clairement sentir. « On travaille plutôt dans une bonne ambiance. On se connaît tous. Chacun connaît son métier, mais peut aider l’autre, s’il a un souci, pour quoi que ce soit. C’est vrai que c’est agréable, cet esprit d’entraide », souligne Solène. Un avis partagé par une proche collaboratrice du Directeur général Laurent Ramon.

« On essaie de perpétuer ici, au quotidien, avec toutes les équipes, un certain esprit de Saint-Jean. On veut que tout le monde travaille sans stress, mais au contraire, avec une certaine convivialité et surtout de la solidarité. Et ici, Laurent (Ramon, directeur général du site, ndlr) connaît par leur prénom quasiment l’ensemble des collaborateurs, dans tous les services. Il applique un management de proximité, surtout pas dans l’agressivité et la tension. Et clairement, cela se ressent sur les équipes », estime cette collaboratrice, fine connaisseuse des arcanes du groupe Cap Santé.

Un timide rayon de soleil fait son apparition dans le ciel héraultais. La prolixe membre du staff de la clinique Saint-Jean s’éclipse pour une « réunion urgente sur d’éventuels nouveaux travaux prévus au cours de l’année 2021 ». De l’autre côté du hall, un camion de pompiers arrive, sirène hurlante. Avec à son bord, un nouveau patient à hospitaliser, aux urgences. Mais ça, c’est une autre histoire…

Cap Santé en quelques chiffres

  • Président : Lamine Gharbi, par ailleurs réélu avec 99% des suffrages (87% de participation) à la Présidence de la Fédération de l’Hospitalisation Privée le 1er décembre 2020.
  • Directeur Général et Directeur du site de Saint-Jean de Védas : Laurent Ramon
  • 18 sites Cap Santé répartis entre Aude, Gard et Hérault.
  • La Clinique Saint-Jean constitue « le vaisseau amiral de notre groupe » selon Laurent Ramon.

La Clinique Saint-Jean c’est :

  • 1000 personnes y exercent et y travaillent (Médecins, infirmières, Aides Soignants Hospitalier, agents administratifs…)
  • Ouverture : 20 août 2020
  • Idée d’un nouveau site lancée en 2011
  • Durée des travaux à Saint-Jean de Védas : 30 Mois
  • Nombre de patients / an : 500 000 (consultations, laboratoire d’analyses médicales, Imagerie médicale…)

Partager l'article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur telegram
À LA UNE
Luc Egoumenides, Julie Frêche, Bertrand Trevalinet, Laurent Nison (Photo ©JP Vallespir)

[VIDEO] Montpellier : Les 10 bus, les plus attentifs du réseau TaM

Ils sont dix. Ce sont des bus du réseau TaM. Et ils vont faire partie d’une expérimentation, avec un système de sécurité et d’aide à la conduite qui les transformera...

[VIDÉO] Montpellier maintient la pression contre la loi Sécurité globale

[VIDÉO] De façon inhabituelle, le point de départ de cette manifestation avait été donné au cœur du quartier populaire de la Paillade à Montpellier. Mais quelque soit le point de...

ANNONCES - PUB
VIDEO, INTERVIEW, EMISSIONS​
LES PLUS LUS