Vendredi 24 avril 2020, Montpellier Méditerranée Métropole inaugurait une piste cyclable temporaire pour offrir une continuité vélo, pendant la crise Covid-19, avenue François Delmas, entre Montpellier et Castelnau-le-Lez.

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Un exemple concret de la mise en place l’urbanisme tactique qu’appelle de ses vœux, l’association Vélocité, un moyen commode de mettre en place et de tester un aménagement pour la circulation, afin d’évaluer sa pertinence et peut-être répondre au « potentiel du vélo à Montpellier« .

Avec une réduction du trafic, estimée à prés de 60%, le Montpellier confiné préfigure peut-être le Montpellier vacciné contre le virus de la voiture.

En pratique et durant le confinement, la Métropole de Montpellier a décidé de réaliser un aménagement temporaire au bénéfice des vélos en supprimant une voie de circulation sur le pont entre Montpellier et Castelnau-le-Lez. Cet aménagement permet ainsi d’assurer la continuité de la piste cyclable à double sens réalisée sur l’avenue François Delmas à la piste cyclable à double sens réalisée sur Castelnau-le-Lez dans le cadre de l’opération Prado Concorde.

Cet aménagement est signalé par 90 balises plastiques jaune et rouge (type K16) ainsi qu’une signalisation verticale. En fonction de son efficience, cet aménagement pourrait être réalisé de manière définitive, une fois la circulation générale des véhicules revenus à la normale.

Cette opération d’aménagement doit être la première d’un programme plus vaste d’urbanisme tactique qui prévoit l’aménagement de 15 km d’itinéraires cyclables provisoires en collaboration avec l’association Vélocité et pour un budget de 100 000 €.

La FUB a saisi, en début de semaine le Conseil d’État, pour faire reconnaître le vélo, comme « moyen de transport légitime »

Face à des verbalisations abusives et à des fermetures d’aménagements cyclables, la FUB dépose une requête en référé-liberté au Conseil d’État.

Pendant la phase actuelle de confinement, le vélo n’est pas reconnu comme étant un moyen de transport légitime. En pratique la FUB explique dans un communiqué, avoir reçu « plus de 800 témoignages de cyclistes ayant utilisé leurs vélos pour un motif légitime, notamment pour aller travailler ou faire leurs courses, mais ayant rencontré des incidents. Dans le meilleur des cas, il s’agissait d’insinuations déplacées de la part de représentants de forces de l’ordre, prétendant que le vélo ne serait pas un moyen de transport autorisé en période de confinement. Pour des dizaines d’entre eux, cela allait encore plus loin, avec une amende de 135 euros. »

En pratique, le référé-liberté déposé le 20 avril 2020 par la FUB a pour but « de protéger les cyclistes dans leurs droits les plus essentiels : liberté de déplacement dans le respect strict des règles imposées par la crise sanitaire liée au Covid19, par le moyen de transport qui est le leur, et dans des bonnes conditions de sécurité, ce qui nécessite le maintien des infrastructures qui leur sont dédiées. »