Mémo : Jour 34 COVID-19, « Edouard Philippe fait le SAV du déconfinement, gestes barrières, tests et isolement des porteurs du virus »

Point de situation de l’exécutif sur l’épidémie. Edouard Philippe fait le SAV du déconfinement. Jour 34, d’une situation inédite d’urgence, face à un fléau qui frappe toute la planète : Covid-19, apparu au mois de décembre 2019 en Chine.

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Coronavirus : 19.718 morts recensés en France depuis le début de l’épidémie, va entamer sa sixième semaine de confinement. On compte : 160.000 morts à travers le monde

« Nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire »

« Nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire » tient à préciser le Premier ministre dans son préambule. En voulant poursuivre cet « exercice de clarté et de transparence, » face à « cette crise sanitaire [qui] va entrainer une crise économique […] elle sera brutale », pose en priorité Édouard Philippe et pour introduire la façon dont va se passer le déconfinement, « mais pas dans le détail, pas aujourd’hui, mais bientôt ,le plan est en train d’être travaillé. »

Déconfinement : pas de détails, mais des principes

Intervention dominicale donc, juste pour présenter : « les principes et les grandes règles » pour « organiser notre vie collective avec ce virus, » précise Édouard Philippe avant de donner la parole à  Jérôme Salomon pour un point sur la situation sanitaire, ce responsable parle alors « d’une lente décrue » et « d’un solde négatif de 29 malades en moins, heureusement le confinement est efficace. »

Courbes et cartes à l’appui pour se « réjouir » de la réussite du confinement, Édouard Philippe martèle : « imaginer que parce que la situation aurait cessé de s’aggraver et qu’elle commencerait s’améliorer, l’épidémie serait derrière nous, serait une erreur. » Le chef du gouvernement revient sur la stratégie adoptée face à cette crise sanitaire qu’il juge « pour l’instant payante. » Et il salue « l’exploit » du système hospitalier.

Olivier Véran et les défis majeurs

Le ministre des Solidarités et de la Santé poursuit les explications, « en transparence, de la stratégie de la France face au Covid-19. »

Plateforme nationale à destination de tous les soignants

Olivier Véran explique avoir « lancé une plateforme nationale, à destination de tous les soignants qu’ils exercent à l’hôpital, en médico-social, en libéral, qu’ils soient étudiants en santé ou encore internes : un numéro de téléphone leur est accessible et dédié, c’est le 0800 73 09 58, une cellule d’écoute 7 jours sur 7, de 8 heures à minuit. »

« La maladie est-elle immunisante ? »

Florence Ader, infectiologue à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon, et responsable coordinatrice de l’essai Discovery aborde la question de l’immunité : « La maladie est-elle immunisante ? C’est une question pour l’instant à laquelle nous ne sommes pas capables de répondre. » Idem et pas de réponse pour cette autre interrogation : « quand j’ai fait la maladie une fois, est-ce que j’ai la possibilité, si je suis de nouveau en contact, de développer des symptômes et de nouveau d’être malade ? »

Mais « on va très vite actuellement dans la recherche. La structure du virus, on commence à bien la connaître », estime Florence Ader. D’autres questions se posent et restent sans réponse comme : « Pourquoi plus d’hommes sont infectés, et pourquoi plus d’hommes sont hospitalisés ? »

Déconfinement les principes, sans les détails

Principes : priorité numéro une, préserver la santé des Français. Le deuxième principe : « il s’agit d’assurer la continuité de la vie de la nation » le Premier ministre énumère les domaines compréhensibles et légitimes : nourriture, énergie, transports, et préparer les générations futures. Il précise : « nous ne pouvons pas geler indéfiniment la vie du pays, sous peine de voir la nation s’effondrer. » 

Deux conditions essentielles à suivre. Rétablir la capacité d’accueil des hôpitaux, deuxième condition la circulation du virus : « limiter au maximum sa circulation, et les deux ensemble nous permettent d’envisager le chemin du déconfinement. »

Qui de la transmission de la maladie ? Plus technique Édouard Philippe explique : « grâce au confinement, les épidémiologistes et les experts considèrent que nous avons réussi à faire diminuer le R0. À le faire passer à une valeur de 0,6. Ce qui veut dire que dix malades n’affectent que six nouvelles personnes. »

Gestes barrières, tests et isolement des porteurs du virus

Actuellement, 25 000 tests sont réalisés chaque jour, et Olivier Véran annonce l’ambition du gouvernement de passer à 500.000, le nombre de tests à réaliser chaque semaine, à la levée du confinement le 11 mai, à propos des tests, Olivier Véran rappelle la différence entre les tests virologiques, c’est à dire : savoir si l’on est porteur du virus au moment où on le fait. Et les tests sérologiques : savoir si l’on est porteur des anticorps et que l’on a déjà été infecté. Ainsi : « tant que des doutes subsistent sur les tests sérologiques, nous privilégierons les virologiques« , précise le ministre de la Santé.

Autres chiffres : 17 millions de masques « grand public » produits par semaine en France, lance le ministre de la Santé. Ces masques grand public, selon lui « garantissent un niveau d’efficacité intéressant », et ne sont ni des masques chirurgicaux ni des masques FFP2. Et le Premier ministre parle d’une « probable » obligation des masques dans les transports à partir du 11 mai. 

Isolement des porteurs du virus : une décision personnelle. Un Choix à faire entre « un isolement à domicile, » et « un hôtel ou un lieu dédié à cet isolement » a lâché rapidement Édouard Philippe.

Toutes les écoles n’ouvriront pas le 11 mai

Écoles, le chef du gouvernement précise « les écoles n’ouvriront pas partout le 11 mai et ne fonctionneront pas partout le 11 mai dans les conditions dans lesquelles elles fonctionnaient le 11 février ou le 11 janvier, ou avant les mesures de confinement ». Divers scenarios sont à l’étude.

« Reconquérir une partie de notre liberté, sans mettre en cause notre santé »

Édouard Philippe sur le déconfinement :  » à partir du 11 mai, nous entrons dans une deuxième phase, où nous allons reconquérir une partie de notre liberté, sans mettre en cause notre santé. Mais en devant respecter des règles qui seront contraignantes. C’est vrai, moins contraignantes que le confinement, mais contraignantes de façon à faire en sorte que nous puissions recommencer à vivre le plus normalement. »