[VIDÉO] Pour stopper l’insécurité, Olaf Rokvam veut « passer la ville au Kärcher ! »

Pour stopper l'insécurité, Olaf Rokvam veut « passer la ville au Kärcher ! »

Inspiré, prolixe, souriant. Olaf Rokvam, candidat Rassemblement national semblait avoir noté depuis longtemps sur son agenda ce 21 février, comme le jour de la présentation de son point presse sur l’insécurité. 

Après avoir taclé l’ « incroyable  lâcheté » dont ferait preuve, selon lui, Philippe Saurel, candidat à sa propre succession, en refusant de participer aux débats organisés dans les trois dernières semaines avant le 1er tour des municipales à Montpellier, Olaf Rokvam s’est lancé dans un monologue pour présenter ses propositions pour que « Montpellier retrouve ses lettres de noblesse en termes de sécurité ».

Entouré de 6 de ses colistiers dont Thierry Tsagalos, ancien militant UDI et animateur du comité LaREM de Port-Marianne, le chef de file frontiste a exposé ses idées fortes pour « faire cesser les larcins du quotidien ».

Soucieux de « permettre aux commerçants de travailler tous les jours convenablement », il prévoit de rencontrer rapidement l’actuel Préfet de l’Hérault, Jacques Witkovski afin d’obtenir de l’État, l’interdiction pure et simple de toutes les manifestations prévues dans l’Écusson de Montpellier, mais susceptibles de se finir dans la violence envers les forces de l’ordre. Interrogé par la presse locale sur le fait que déplacer les manifestations ne ferait que déplacer le problème des violences sur d’autres pans de la ville et gênerait le bon travail des commerçants des quartiers concernés, le candidat a botté en touche en rappelant sa volonté de « faire vivre correctement les commerçants dans l’Ecusson ». Tant pis pour les autres…

« On veut mettre du bleu partout et pas qu’un peu » 

Ne se départissant quasiment jamais de son énigmatique sourire, Olaf Rokvam a également annoncé son souhait de « créer 7 nouveaux commissariats de quartier, ouverts 24 heures sur 24 et tous connectés au PC central de Sécurité ». L’objectif est simple et a été martelé par la tête de liste : « mettre fin aux larcins du quotidien », en prenant l’exemple des coups de feu entendus le soir du 31 décembre dernier dans le quartier de La Paillade ! Surprenant exemple pris pour illustrer les « larcins du quotidien ».

Volontariste, Olaf Rokvam s’est montré déterminé pour « mettre du bleu, partout, dans toute la ville, et pas qu’un peu ». En chiffres, il prévoit de recruter pas moins de 150 policiers d’ici au printemps 2026. Pour le financement, les détails restent à être présentés, mais le candidat a budgétisé cette annonce à 3 millions d’euros par an, soit 18 millions d’euros sur les 6 ans du mandat.

Pour aider « les bleus » comme il les surnomme lui-même à réussir leur travail, le candidat du Rassemblement national veut renforcer partout, le système des caméras de vidéosurveillance. « Nous devrons installer pas moins de 600 caméras partout sur Montpellier et nous utiliserons aussi les caméras déjà existantes ainsi que celles présentes dans le réseau de tramways de la TAM », a détailler . Soit. Cette prolifération de caméras a été estimée à 13 millions d’euros par les équipes du candidat frontiste.

N’hésitant pas à paraphraser Nicolas Sarkozy, Olaf Rokvam a certifié qu’à l’heure actuelle, « Montpellier mériterait aisément le titre de capitale du gilet pare-balles » et que si les habitants de la ville lui donnent les clés de la ville, lui n’hésitera pas avec son plan, à « passer la ville au Kärcher ».

Interview d’Olaf Rokvam, tête de liste, Rassemblement national, en marge du point presse