La Région Occitanie organise une semaine de dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST), jusqu’au 13 décembre 2019.

Les objectifs de cette semaine sont de prévenir la population contre les IST et l’informer des conséquences sur la santé. Elle permet aussi de faire connaître les différentes méthodes et lieux de dépistage et de diffuser à tous les professionnels de santé, les recommandations nationales à ce sujet.

Ce sont l’Agence Régionale de Santé Occitanie, et le Comité régional de Coordination de lutte contre les IST et VIH, qui ont mis en place cette semaine de prévention, portée initialement à l’échelle nationale par le Ministère de la Santé.

Quand faire les tests de dépistage ? 

Les maladies sexuellement transmissible amènent à diverses pathologies, le VIH, le plus connu, mais aussi les hépatites B et C, la gonococcie, ou encore la syphilis. Ces maladies, non anodines, peuvent gravement nuire à la santé des individus si des précautions ne sont pas prises.

Les patients sont conviés à faire des test de depistage en cas de rapport non protégé (génital, anal, oral) avec un partenaire dont ils ignorent s’il est porteur de maladie. Mais aussi en cas de déchirement du préservatif, en cas d’une relation stable où les deux partenaires ne souhaitent plus utiliser le préservatif, en cas d’une grossesse pour éviter une transmission au nouveau-né.

Comment faire un dépistage et à quel endroit ? 

La prise de sang est la méthode la plus fiable et permet de rechercher anticorps et antigènes dans le sang 6 semaines après la contamination potentielle. Il existe aussi les TROD (Tests rapides d’orientation diagnostique) qui visent à repérer une infection par le VIH, l’hépatite C, et prochainement l’hépatite B, en 30 à 45 minutes. Les anticorps seront ensuite détectés 3 mois après la potentielle contamination. Ces TROD sont disponibles gratuitement auprès des associations spécialisées dans la prévention et santé sexuelle. Il existe aussi des autotests vendus en pharmacie qui permettent de déceler la présence du VIH.  La dernière méthode consiste en un prélèvement de liquide ou de cellules permettant de rechercher le germe contaminant l’appareil génital.

Les tests peuvent être effectués dans tout laboratoire de biologie, sur prescription d’un médecin généraliste, d’un gynécologue ou d’une sage-femme. Ils peuvent également être effectués dans des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou dans des associations spécialisées pratiquant des TROD.

Les sites internet utiles à consulter