Alors que Recep Tayyip Erdogan a lancé l’offensive militaire contre des forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, les Kurdes sont abandonnés à leur sort par les pays qu’ils et elles ont protégé de Daesh et du terrorisme islamiste. Ils et elles ont été au premier plan de la lutte directe et se sont érigé-es en rempart pour notre sécurité, particulièrement les femmes combattantes qui aujourd’hui inspirent les féministes à travers le monde.

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes devrait pousser la communauté internationale à se mobiliser en faveur du peuple kurde, soumis à une répression sanglante en Turquie et au-delà. Mais la pression de la Turquie d’Erdogan l’emporte sur le droit. Une situation qui ne peut durer.

Les Kurdes avaient alerté sur le danger du retrait des Américains, sur les conséquences qui en découleraient. Les faits leur ont tristement donné raison et la Turquie a lancé son attaque contre les Kurdes de Syrie dès les troupes américaines parties. Les responsables de l’armée américaine partageaient le constat, mais la désinvolture de Trump l’a emporté sur le devoir de solidarité.

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Et même si la France a dénoncé cette offensive et demandé, avec d’autres, son arrêt immédiat, il faut faire plus. Après des années de répression dans le sang des Kurdes de Turquie, la communauté internationale doit agir pour protéger ce peuple qui lutte depuis des années pour sa reconnaissance. Il en va de la vie de millions de personnes.

Les écologistes demandent que toutes les mesures soient prises pour stopper l’attaque d’Erdogan contre les Kurdes. Europe Écologie-Les Verts souhaite que l’Union européenne et la communauté internationale interviennent rapidement et prennent toutes les dispositions pour qu’un terme soit mis à cette offensive et, dans cette attente, que soit mise en place une zone de protection aérienne.

Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole
EELV Languedoc-Roussillon

 

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