[Tribune] de Jean-Luc Bou, Conseiller municipal à Sète : la lecture de Midi-Libre du jeudi 26 septembre est particulièrement édifiante quant aux méthodes de communication du Maire.

La multiplication d’annonces de projets et de réalisations à venir nous rappelle les promesses de patinoire, parking sous le môle et autres multiplex… Concernant l’ancien collège Victor Hugo, on nous avait annoncé hier une annexe du lycée Saint-Joseph et de l’école Saint-Pierre, on promet pour demain un pôle d’enseignement universitaire et supérieur. On se demande bien où le Maire va chercher tout ça ! Je vous invite à lire l’article que nous avions publié en novembre 2018 dans le  Journal de « Sète à bâbord ». Édifiant non ?

« Par pur clientélisme, le Maire avait prévu d’offrir sur un plateau l’ancien collège Victor Hugo à l’enseignement privé et catholique. Heureusement, la mobilisation de républicains et démocrates a permis de faire capoter ce projet.

Dans une ville où le chômage des jeunes atteint les 35%, la formation reste un aspect essentiel pour l’accès à l’emploi.

Depuis la mise en place de « Parcours Sup » en 2018 : le nouveau dispositif d’affectation post Bac, on a pu remarquer que près de 60% des lauréats sétois au Baccalauréat professionnel (statistiques Joliot-Curie) restaient sans affectation à la rentrée et ne peuvent suivre une formation de type Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Ces formations peuvent être publiques et gratuites ou privées et payantes ou par voie d’apprentissage.

Il y a d’ores et déjà plus de 500 étudiants à Sète : BTS, IUT, école d’infirmières, Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) de Joliot-Curie, Université. Dans tous ces dispositifs, un seul est privé : un BTS tertiaire à Saint-Joseph. Le CFA municipal ne propose aucune formation post Bac, alors que celles-ci représentent aujourd’hui un contrat d’apprentissage sur deux.

Ces constats mettent en évidence l’absence totale de politique volontariste de formation supérieure et professionnelle sur notre ville.

Une municipalité déterminée se doit de faciliter et de promouvoir tous ces dispositifs de formation.

C’est pourquoi nous mettons sur pied un groupe de travail et nous organisons une table ronde réunissant tous les acteurs des différentes formations post Bac afin d’évoquer pistes de travail et projets : les besoins, les attentes, les idées.

L’ancien collège Victor Hugo peut devenir le cœur et le centre d’un vaste dispositif de formation supérieure et professionnelle au service de la jeunesse sétoise. »

Jean-Luc Bou, Conseiller municipal – Puissance Sète