Quasiment toutes les écoles maternelles et primaires de la ville ont été touchées dont certaines, comme l’école maternelle Mozart, cumulent près de 30 jours de grève…!

Officiellement liée à un préavis de grève national de la CGT, les revendications, non officialisées par les grévistes, sont locales. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle toutes les cantines de toutes les écoles ne sont pas en grève. Il est question d’un nombre diminué de surveillants à la cantine et de conditions inacceptables pour faire déjeuner les enfants (bruit, salle sans cloison ni intimité, salles bondées…), qui engendrent des conditions de travail très dégradées pour les personnels. A cela s’ajoutent des problèmes de relations internes plus ou moins importants en fonction des écoles.

Cependant, aucune négociation n’a été engagée entre les parties : les agents de cantine n’ont pas exprimé clairement de revendications, la mairie employeur des mêmes agents a affirmé toute l’année ne rien pouvoir faire en raison d’un appel à la grève national et les directeur(trice)s d’école ne peuvent pas agir au regard de leurs liens non hiérarchiques avec le personnel de cantine. Des échanges avec les associations de parents d’élèves sont en cours mais n’ont encore abouti à aucune mesure ou annonce concrète. L’omerta et la langue de bois règnent en maître.

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Cette situation ubuesque a pris les parents d’élèves en otage toute l’année, prévenus uniquement la veille de chaque grève, dont certaines en pleine canicule et ce jusqu’à la dernière semaine de l’année scolaire. Sans action de la mairie, cette grève reprendra l’année prochaine, puisque les grévistes n’ont toujours pas officialisé leurs revendications et la mairie n’a rien fait pour calmer la situation. De plus, les agents n’ont besoin de se mettre en grève que 30mn à 1h par jour avec parfois seulement une personne en grève pour empêcher tout le service de la cantine de fonctionner. Pour les parents, cela les oblige à récupérer leurs enfants à 12h et à les ramener à 13h50, ce qui peut être très complexe, en fonction des situations professionnelles et de l’éloignement des lieux de travail de chacun. Dans certaines écoles, les délégués de parents d’élèves ont réussi à organiser des accueils solidaires, avec des parents bénévoles pour prendre en charge les enfants dans l’enceinte de l’école, enfants devant avoir leur propre pique-nique, ceci dans les limites de la loi et sous la responsabilité directe des parents.

La mairie est l’employeur du personnel de cantine et les parents d’élèves, qui sont aussi des électeurs, attendent maintenant des actes concrets et des garanties fermes pour que le service public de la restauration scolaire, dont la ville est le garant, soit assuré l’année prochaine. Il est impossible pour eux d’entendre ni de comprendre que la mairie ne puisse pas agir. Certains d’entre eux, très remontés, ont demandé à être reçu par Monsieur le Maire cette semaine afin d’obtenir des explications et de trouver une solution pérenne. De nombreux parents épuisés ont déjà retiré leurs enfants de l’école publique pour les inscrire dans des établissements privés et nombreux sont ceux qui l’envisagent de plus en plus sérieusement.

Il faut rappeler que les enfants ont besoin de stabilité et de permanence, celles ci les sécurisent. Cette sécurité est fondamentale pour qu’ils s’inscrivent dans une dynamique positive autour des apprentissages scolaires.

Les parents d’élèves de l’école maternelle Mozart à Montpellier

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