[VIDEO & ITW] Dans le cadre de la campagne des élections européennes, Sarah Soilihi, Salah Amokrane, Laurent Taton et Morgan Buisson, candidats sur la liste citoyenne du « Printemps européen » de Génération•s, ont organisé hier soir une agora citoyenne sur l’Esplanade Charles-de-Gaulle de Nîmes à 18 heures.

Cette agora a permis au public d’interpeller et de poser les questions qu’il souhaitait aux quatre candidats présents. Aristote disait des Barbares « qu’ils n’étaient point civilisés, car il n’avait pas d’Agora ». À l’heure de la politique spectacle, ce format de rencontre demeure somme toute assez inhabituel. Sarah Soilihi, deuxième sur la liste explique : « je suis candidate, sur la liste du « Printemps européen », on se bat sur le terrain, nous. Et on ne mise pas sur les coups médiatiques, ou des invectives telles que – allez voter, car c’est un référendum anti Macron – et le 27 mai Emmanuel Macron ne sera plus président, c’est faux !!! » Le ton est donné, cette doctorante en Droit de 26 ans, championne du monde de Kick-Boxing a la tête sur les épaules, et du punch à revendre.

Un programme dans la continuité de 2017 sans être un match retour

Durant ces dix-huit derniers mois, en compagnie de diverses formations politiques d’autres pays européens, ils ont élaboré à la virgule près un programme transnational. En sont ressorties 21 propositions que la colistière de Benoît Hamon estime réalisables en l’état : « Nous sommes honnêtes, nous avons un programme transnational avec 14 autres pays qui se veut sérieux. Ce qui veut dire que le 27 mai, nous n’aurons pas à renégocier notre programme ; notre programme sera directement applicable ! »

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Novateurs sur des axes peu travaillés par leurs opposants, la formation politique propose par exemple, une assemblée constituante européenne, un « Green New Deal » de 500 milliards d’euros par an dégagé par les banques centrales, une refondation des traités par la création d’une assemblée constituante européenne pour permettre au citoyen d’être au cœur de l’Europe. Enfin, essence même du programme de Benoît Hamon, lors des présidentielles, le revenu universel est remis au goût du jour pour devenir revenu universel européen.

De même que la mise en place d’un ISF européen marquerait un coup d’arrêt selon les candidats de Génération•s aux évasions fiscales ; sur le plan de l’humain, le Printemps européen souhaite la fin des accords de Dublin.

Élément participatif de ce programme, la création d’un lobby citoyen

Si ce ne sont pas des « europhiles béats », il n’en demeure pas moins que les candidats de Génération•s estiment que l’Europe est la bonne échelle, pour parler de fiscalité, d’écologie, d’environnement. Néanmoins, s’ils insistent sur l’importance du Parlement européen, ils pointent du doigt les dérives de celui-ci et notamment des 30 00 lobbyistes qui gravitent autour des 759 députés au sein de l’institution. Ainsi s’ils arrivaient à former un groupe (N.D.L.R. Il faut rassembler 27 sièges de 7 pays différents), ils axeraient leurs efforts afin d’organiser un « lobby citoyen » composé d’ONG, de syndicats, de citoyens tirés au sort pour contrôler l’action de l’Europe.

À quelques jours du scrutin, les candidats ne ménagent pas leur peine. Fin du suspens le soir du 26 mai.

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