C’était une journée test, en ce premier mai. Pour la première fois, syndicats, partis politiques et Gilets Jaunes allaient défiler ensemble pour la fête internationale des droits des travailleurs. Près de 3 500 personnes se sont retrouvées à Nîmes pour cette matinée unitaire. Après le défilé traditionnel, les gilets jaunes ont joué les prolongations.

Les syndicats ont débuté cette journée en rappelant les uns après les autres leurs revendications sur la sauvegarde des services publics, sur la réforme de l’enseignement, sur les salaires, entre autres.

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Les Gilets Jaunes ont à leur tour pris le micro pour énoncer leurs revendications et appeler à une semaine jaune.

Avec près d’une heure de retard, le cortège s’est élancé du Toro au Jaurès et a remonté le boulevard de la République.

Vers midi, le cortège est arrivé sur le musée de la romanité et aux Arènes, sur des slogans : « les vieux dans la misère, les jeunes dans la galère, de cette société-là, on n’en veut pas ! ».

Puis comme à l’accoutumée, une descente sur le Feuchère pour aller porter banderoles et cercueil devant la Préfecture.

La manifestation s’est terminée pour les syndicats, pas pour les Gilets Jaunes qui ont repris leur marche dans Nîmes pour déposer des cercueils devant le tribunal et le centre des impôts.

Les Gilets Jaunes sont ensuite retournés dans le centre-ville, puis ont rejoint le kilomètre delta pour un barbecue ouvert à tous. Une collecte de fonds a aussi été mise en place pour une enfant de Bellegarde, Romy qui doit subir une intervention chirurgicale aux États-Unis.

Les Gilets Jaunes ont appelé les 4 et 5 mai à reprendre les ronds-points, les syndicats eux à une grève générale le 9 mai. Le mois de mai débute fort.

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