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Rassemblement à Nîmes, suite à la convocation de cinq enseignants par les inspecteurs généraux d'académie, après leur refus de faire passer le bac blanc pour protester contre la loi dite école de confiance de Blanquer.
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À moins de soixante jours du baccalauréat, les enseignants gardois se seraient bien passés de cette nouvelle convocation, suite à l’annulation des épreuves du Bac blanc, en février dernier.

Pour ces enseignants des lycées nîmois, ces convocations sont une réaction disproportionnée au mouvement social qui entoure le projet de loi, assez mal nommée, « école de confiance ».

Depuis janvier et à maintes reprises, de nombreux enseignants sont vent debout contre la réforme, dénonçant la fin d’une école républicaine égalitaire au profit d’un baccalauréat qui ne profiterait qu’à certains. Sont ainsi mis en cause, la fin des filières classiques au profit d’un tronc commun complété par des modules spécialisations, créant de fait une asymétrie entre les lycées proposant ou non certaines options, mais aussi la mise en place de ces nouveaux parcours, qui pourraient pousser, plus vite que nécessaire, les lycéens dans certaines voies, sans retour possible.

Pour un des enseignants mobilisés, « les fonctionnaires sont attachés à l’intérêt général et cet intérêt général n’est plus respecté, il n’est plus au cœur de l’action de l’État », c’est ce qui les a motivés à annuler le Bac blanc. Il raconte comment cela c’est déroulé, une fois qu’il fut décidé d’annuler le Bac blanc : « nous avons vu arriver, lundi matin, le directeur académique du Gard, accompagné de six à huit inspecteurs, des équipes de sécurité du rectorat et d’un chauffeur, soit une quinzaine de personnes venues à leur place distribuer les sujets, venues pour les contraindre à obéir. Cela a été tendu, mais les enseignants ont tenu bon et ils ont remporté ce premier bras de fer. Et le Bac blanc ne s’est pas tenu, on ne fait pas une réforme contre les profs, ni sans les profs, ni contre les agents, ni sans les agents. »

Quelques jours après ce premier bras de fer, les enseignants du lycée Lamour ont eu la désagréable surprise de voir une descente de trois inspecteurs généraux de Paris, délégués directement par le ministère.

Professeurs et élèves ont été auditionnés.

Même si la courtoisie était de mise, cet « événement non ordinaire » a intriqué les fonctionnaires ministériels, qui ont questionné longuement professeurs et élèves. Un véritable « coup de pression » pour les enseignants qui dénoncent ce qu’ils appellent une « contre-réforme ».

Hier, cinq enseignants ont été une nouvelle fois auditionnés au sein de l’inspection académique du Gard. Pour l’inspection académique, il s’agit de savoir de quelle manière   les enseignants ont communiqué avec les élèves.

Une mobilisation soutenue par l’opposition, et notamment par la tête de liste PCF aux Européennes, Ian Brossat qui a apporté hier, son soutien aux cinq enseignants concernés : « J’apprends que cinq enseignant.e.s du lycée Philippe Lamour de Nîmes sont convoqué.e.s ce mercredi 17 avril à la Dasen du Gard afin d’être auditionné.e.s par des Inspecteurs généraux. Cette convocation fait suite à la non organisation du bac blanc dans l’établissement pour s’opposer à la réforme du ministre Blanquer. Nous ne pouvons tolérer ces méthodes d’intimidation et de répression syndicale. »

Après une première réunion publique, le 8 avril dernier, les enseignants invitent, ce soir, tous les parents d’élèves à un apéritif géant place de l’horloge à partir de 18 heures, pour présenter un contre-argumentaire à la réforme.

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