Construire des logements à Cambacérès serait une folie.
Exposer des habitants à de tels niveaux de pollution serait criminel.

Le 27 novembre dernier, les écologistes, accompagnés du Secrétaire National d’EELV David Cormand, s’étaient rendus sur le Pont Gagarine – qui enjambe la nouvelle autoroute A9 – pour dénoncer le danger que représente le niveau de pollution dans la zone Cambacérès, aux abords de la nouvelle gare TGV Montpellier Sud de France.

Les dernières mesures réalisées par la Gazette de Montpellier confirment les données déjà publiées par Atmo Occitanie, l’organisme officiel de surveillance de la qualité de l’air.

Avec 60 µg/m³, le niveau de dioxyde d’azote dépasse largement les seuils réglementaires.
Pire, s’agissant des particules fines (PM10 et PM2,5), le capteur de la Gazette de Montpellier a mesuré des concentrations 16 fois supérieures au seuil limite d’exposition fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Cette situation alarmante pour la santé des Montpelliérains n’est malheureusement pas le fruit du hasard.

C’est notamment la conséquence du doublement de l’autoroute A9 (12 voies de circulation supplémentaires sur 23 km) mis en service en 2017 qui a permis une augmentation du trafic routier et donc fatalement une augmentation de la pollution.

Depuis 2017, ce sont en effet 140 000 véhicules qui circulent chaque jour sur ces deux autoroutes parallèles (85 000 sur l’A709 et 55 000 sur la nouvelle A9).
Soit 10 000 véhicules de plus qu’il y a 10 ans !

Contre l’avis des écologistes et malgré l’avis défavorable de la commission d’enquête publique en date du 27 mars 2006. l’État et la Métropole ont fait le choix d’investir un milliard d’euros dans la construction d’une infrastructure autoroutière qui n’a fait qu’aggraver la pollution aux portes de Montpellier.

Et c’est entre ces deux autoroutes, dans la zone la plus polluée de Montpellier, que la Métropole veut urbaniser le quartier Cambacérès aux abords de la nouvelle gare TGV Sud de France. Un quartier avec des logements, des écoles, des équipements.

Construire des logements dans cette zone serait une folie.
Exposer des habitants à de tels niveaux de pollution serait criminel.

Pour les écologistes, il est hors de question de transiger avec la santé des Montpelliérains.

Manu Reynaud, pour Europe Ecologie – les Verts Montpellier