[VIDEO&ITW] Une manifestation intersyndicale, et interprofessionnelle a eu lieu ce 19 mars à Nîmes. Au programme des revendications, les réformes sur la fonction publique, sur la retraite par points et celle de l’éducation nationale appelée : « École de Confiance ». Santé, fonction publique territoriale, mais aussi fonctionnaires d’État dont les professeurs, tous ont répondu à l’appel.

Un premier contingent de manifestants avait pris place devant la préfecture pour une manifestation statique afin d’alerter les passants sur la réforme du service public appelée cap 2022 qui compte supprimer 50 000 postes de fonctionnaires d’état, et 70 000 fonctionnaires territoriaux, d’ici la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Enfin, les retraités ont répondu présents aussi, ils n’acceptent pas pour les actifs la future retraite par point, ou capitalisation qui risque d’être mis en place, la CSG et la désindexation de leurs pensions de retraite sur l’inflation.

Un second, celui des enseignants du premier et second degré. Ceux-ci étaient partis de Nîmes en cortège jusqu’au siège de midi libre à Montpellier, où le ministre de l’Éducation présentait sa réforme. C’est sous un concert de casseroles que le patron des profs s’est vu accueillir.

Car cette réforme qui passe sans bruit, ils ne l’acceptent pas, et ils tentent par tous les moyens d’alerter les parents sur la grande dangerosité de cette « École de Confiance ». Interview de Maud Flavini enseignante : « on crie tant qu’il est encore temps » ; « ils en ont profité pour mettre des amendements très graves à 3h du matin ».

Les 300 enseignants nîmois se sont installés pour un pique-nique devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN)  du  Gard. À 13 heures, ils sont partis, et ont déambulé en centre-ville pour rejoindre la manifestation statique devant la préfecture. « Contre la répression et l’intimidation, les professeurs n’ont même pas peur. »

Les enseignants chantent leur colère : « tonton Macron, mais t’as rien dans ton pantalon, tonton Blanquer fait gaffe à ton derrière, tonton Édouard t’as pas plus dans ton grand falzar… »

À 16 heures, les manifestants se sont dispersés pour faire leurs assemblées générales respectives. Un dernier interview avec Pascale Bouyhamet, enseignante spécialisée qui témoigne du genre de réponses apportées aux inquiétudes des enseignants, des réponses étonnantes comme « qui vivra verra. »

Le printemps social a débuté et s’annonce très intense aux vues des revendications multiples et variées.