Nîmes : joli début du Musée de la Romanité

Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes, Franck Proust, son 1er adjoint, Daniel-Jean Valade, l’adjoint chargé de la Culture ont présenté le lundi 4 février, un premier bilan du Musée de la Romanité et ses perspectives pour l’année 2019.

Avec visiblement satisfaction et optimisme. Les premiers chiffres de l’établissement ouvert en juin 2018 sont effectivement positifs. « Nos premières estimations pariaient sur 150 000 visiteurs pour les sept mois de l’an dernier, ils ont été 170 000, dont 67% de visiteurs français et 33% d’étrangers, » explique ainsi Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes ayant été l’un des principaux artisans du musée. Parmi les visiteurs français, on compte 32% de Gardois, dont 17,5% de Nîmois, 6% de Héraultais, 7% de touristes provenant de l’Ile de France. Pour les visiteurs venus de l’étranger, 8% sont Anglais, 7% Allemands, puis viennent des touristes provenant de la Belgique, des États-Unis et de l’Espagne. Au total, 107 nationalités différentes ont visité le Musée de la Romanité au cours de l’année 2018.

Le succès des premiers pas de cette institution s’explique d’abord par la conception originale et la beauté architecturale de ce musée qui fait face aux Arènes de Nîmes (principal monument romain de la ville qui reçoit 300 000 visiteurs ou spectateurs chaque année). La thématique du musée est également large et historique : la civilisation romaine a fortement influencé de l’Europe jusqu’au Proche-Orient, et ce pendant plusieurs siècles. Les collections présentées sont enfin nombreuses et de grande qualité. Les atouts du musée sont donc des atouts pour le développement touristique de Nîmes, ville romaine dotée de plusieurs monuments latins sur son sol.

Outre les galeries permanentes, le musée présente également une exposition temporaire. L’an dernier, la première thématique,  les « Gladiateurs, héros du Colisée » a ainsi accueilli 110 000 visiteurs de juin à décembre 2018. Le musée présente en 2019, une nouvelle exposition,  « Pompéi, un récit oublié » avec la présentation de 250 objets archéologiques issus de Pompéi.

Les animations en direction de 7-12 ans conçues pour les vacances d’automne et de Noël ont su séduire une clientèle familiale : « les parents entrainent les enfants, mais les enfants entrainent aussi les parents » note Daniel-Jean Valade.

La SPL Culture et Patrimoine qui gère le musée de la Romanité vise également un autre public, nouveau, celui des entreprises. Le musée ouvre en effet ses différents espaces, auditorium, salle de réception, espaces de réunions, toit, terrasse, restaurant… à des visites privatisées dédiées à des évènements de prestige des entreprises : séminaires, formation, soirée de gala… Au total, le Musée a accueilli en 2018 la clientèle de 52 entreprises entrainant 4825 nouveaux visiteurs. « En 2019, un nouvel espace, le hall d’exposition, devient disponible à la location des entreprises, note Franck Proust, doté de 600m2 de surface au sol, et de tous les réseaux filaires nécessaires, cet espace conviendra parfaitement à la tenue de salons ou workshop. Cette clientèle entreprise a également permis de consolider le chiffre d’affaires de notre musée ».

Le cout financier du Musée s’est élevé avec 29 salariés permanents, à 2,5 millions d’Euros. L’institution a bénéficié de 1,2 million d’euros de subvention municipale  et de plusieurs sources de recette (les visites pour 800 000 euros en 2018, visites privatisées pour le public d’entreprises, 120 000 euros, boutiques avec des recettes de 250 000 euros). Dernier atout, un Palais des Congrès devrait être prochainement construit derrière le musée.

Les responsables municipaux nîmois ont estimé à 230 000, le nombre de visiteurs que le musée accueillera en 2019.