En mai 68, Monique Dental, présidente et fondatrice du Réseau Féministe « Ruptures » a 25 ans. Elle est en instance de divorce. Elle a deux enfants, et travaille depuis déjà, une dizaine d’années.

Cette ainée d’une famille ouvrière a commencé sa vie de salariée, à l’âge de quatorze ans et demi. Elle garde à l’esprit que la connaissance est synonyme de liberté, et grâce aux cours du soir, elle réussira à briser les chaines de l’ignorance. L’occupation de la Sorbonne lui donnera l’espoir d’une révolution, qui veut offrir à toutes et à tous, un nouvel avenir. Mais la réalité d’une société qui, même dans la révolte, a pour fondement la descendance par les mâles et le pouvoir paternel, n’est pas encore ouverte pour partager de façon paritaire cet évènement.

Monique Dental témoigne : « Je voyais bien que nous les femmes, on n’était pas présentes dans le comité d’organisation,

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