Montpellier, une ville de femmes – 8 mars : Journée internationale pour la lutte des droits des femmes

Par son histoire, par sa démographie, Montpellier est une ville de femmes libres, émancipées et qui participent à la vie locale. Pour la Journée internationale pour la lutte des droits des femmes, les Montpelliéraines ont préparé un programme militant diversifié pour rappeler que l’égalité, la liberté et la sororité*, c’est ici et maintenant !

Historiquement, Montpellier est une ville de femmes. L’historienne de l’université Paul-Valéry Montpellier 3,  Maguelone Nouvel-Kirschleger a écrit : « Montpellier, cité des belles dames ». Elle y décrit la place des femmes dans l’histoire de la ville : des princesses du Moyen-âge, aux actrices du film de Truffaut « L’homme qui aimait les femmes ». Elles y ont un rôle de femmes libres et émancipées, qui ont marqué l’histoire locale ou nationale.

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Montpellier, ville de femmes libres, émancipées et engagées

Statistiquement, Montpellier est une ville de femmes. En 2014, une étude de l’INSEE montrait que la ville était habituée par plus de femmes que d’hommes :  128 844 hommes et 146 474 femmes. Un portrait type du nouvel arrivant dans la ville était brossé : une femme (53 %), 27 ans en moyenne, avec déjà un emploi (36 %), cadre moyen (32 %), et le plus souvent… célibataire (39 %).

Fidèle à sa réputation de ville de femmes libres, émancipées et engagées : en 2018, les Montpelliéraines organisent une série d’évènements militants, tout au long de la journée du 8 mars qui font écho aux récents mouvements des femmes sur internet via les #meetoo et #balancetonporc.

Le programme

La liste ci-dessous est non exhaustive, car nous n’avons pas forcément été informés de toutes les initiatives :

De 9h30 à 13h30, aux Halles de La Paillade, pour la mise en place d’une table d’informations et un tractage des militants de la France Insoumise.

14h place de la comédie : grève (préavis déposés) à l’appel des syndicats et manifestation jusqu’à la Préfecture pour demander notamment l’égalité de salaire. En France, à partir de 15h40 les femmes ne sont plus payées par rapport aux hommes, soit 26% de moins. 8mars15h40.

17h, à l’appel de différentes organisations féministes, notamment, Planning Familial, Women’s March on Montpellier, Osez le Féminisme : rassemblement à Place de la Comédie (village militant). Elles dénoncent les violences économiques, l’éducation genrée, l’absence de parité en politique, l’écart des salaires, seulement 1% des violeurs condamnés, la fragilité du droit à l’IVG, l’oubli de la PMA pour toutes, le harcèlement de rue, etc. Et elles appellent en 2018, à encore se battre pour acquérir l’égalité pour tous !

20h, devant le Peyrou : marche de nuit non mixte organisée par l’Assemblée Marche de nuit non mixte de Montpellier: « nous, féministes, femmes, meufs, trans, lesbiennes, gouines, avons fait le choix de nous réunir en assemblée pour organiser une marche de nuit non mixte le jeudi 8 mars… parce que nous refusons cette société où perdurent les inégalités et les violences, loin d’être dépassées, les luttes féministes sont toujours nécessaires !« 

20h, à la CarmagnoleMaison des Inousmis :  avec l’association « Saudade », « Regards sur le cinéma algérien » , « les films des deux rives » et les Féministes insoumis·es de la région Montpelliéraine une projection de KINDIL EL BAHR de Damien Ounouri, scénario écrit et joué par Adila Bendimerad. Le film sera suivi d’un débat féministe.

Pour garder à l’esprit que le 8 mars n’est pas LA journée de LA femme (comme s’il n’y avait qu’UNE femme ou qu’UN type de femme), ET que ce n’est pas une journée pour offrir des cadeaux commerciaux ou pour se féliciter par des actions culturelles d’une bonne gestion d’entreprise ou de collectivité, les Montpelliéraines font preuve d’esprit militant et de créativité en vue de commémorer les luttes de femmes toujours et partout pour leur liberté et leur égalité. Vive la sororité !

* Sororité : Solidarité entre femmes.