© Illustration

L’économie du tourisme génère un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’€, dans l’Hérault.

Pendant la période estivale, les agents de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) sont restés sur le pont.

Et ils ont eu raison, fin septembre, selon les services de la Préfecture, sur les 680 contrôles réalisés, 276 manquements ont pu être relevés (40% des contrôles) dont 64 « graves » (9,4% des contrôles) conduisant à des mesures administratives ou à des procédures pénales. En parallèle, les autres anomalies relevées dites « mineures » (30,6% des contrôles) se sont soldées par un courrier d’avertissement.

Cet été, la vigilance de la DDPP a spécialement porté sur les activités suivantes :

  • Restauration commerciale : 121 contrôles menés ayant conduit à 74 avertissements (manquements mineurs), 8 mises en demeure et 1 procès-verbal. 68 % des anomalies relèvent de faits variés en matière d’hygiène (locaux sales et inadaptés, conditions de conservation inappropriées) et en matière de loyauté (information erronée sur l’origine des viandes bovines). Les établissements non-conformes ont fait l’objet de suites pénales et de mesures administratives (travaux, nettoyage et désinfection, achat de matériel).
  • Marchés de plein air et denrées alimentaires : contrôles de 119 étals se soldant par 13 avertissements. En pratique, 89 % des étals était, cette année, conformes, contre 78 % en 2019, 72 % en 2017 et 60 % en 2015. Les manquements les plus graves sont constitués, notamment sur les stands de fruits et légumes, par des annonces ambiguës sur le statut affiché de producteur, alors que nombre de produits sont issus d’achat de négoce ou sur des étiquetages trompeurs vantant injustement une origine « Pays ».
  • Activités de détente, bien-être, sportives et de loisirs : 28 contrôles aboutissant à des avertissements et des mesures administratives.
  • Hébergement : 23 établissements contrôlés, de type hôtels et campings. Seules des non-conformités mineures ont été relevées générant des avertissements.
  • Tourisme culturel : aucune infraction grave relevée, uniquement des rappels à l’obligation d’affichage des prix (immédiatement suivis d’effet).
  • Oenotourisme : interventions lors d’évènements festifs organisés par des domaines viticoles pour vérifier la sécurité des denrées alimentaires et la loyauté des allégations promouvant l’origine d’un produit. Les manquements relevés ont fait l’objet de suites administratives et pénales.

En pratique, les contrôles estivaux menés par la DDPP ont associés plusieurs partenaires dans divers secteurs d’activités : La Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités – DDETS (loueurs de Jetski), la Direction Départementale des Territoires et de la Mer – DDTM (paillotes), le Comité Opérationnel Départemental Anti-Fraude (CODAF), police et gendarmerie (restaurants), services communaux d’hygiène (Férias de Béziers, marchés de plein air).

Partager l'article :