SOINS INFIRMIERS A DOMICILE :  UNE NECESSITE POUR PRESERVER L’AUTONOMIE DES JEUNES EN  SITUATION DE HANDICAP. 

Madame Muriel Ressiguier alerte Monsieur Olivier Véran, ministre de la santé et des solidarités sur une  des problématiques rencontrées par les jeunes en situation de handicap et celle des soins infirmiers à  domicile (SSIAD).

En février 2020, lors de la conférence nationale du handicap, Emmanuel Macron a listé les objectifs du  gouvernement et l’un d’entre eux était de “permettre à chacune et chacun de vivre une vie digne, une  vie libre ».

Cet objectif, tout à fait louable, se heurte cependant à la réalité et de nombreuses personnes en situation de handicap se voient contraintes de renoncer à leurs projets de vie, notamment celles bénéficiant de soins infirmiers à domicile.

Je citerais pour exemple la situation d’une jeune femme, étudiante à Montpellier, qui après un accident  à l’âge de 20 ans s’est retrouvée tétraparésique avec un taux d’handicap de 80 % d’après le barème  de la MDPH.

Cette jeune femme a décidé de se battre pour continuer à vivre “une vie digne, une vie libre”, en  restant indépendante et en continuant ses études. Pour y parvenir, elle a bénéficié quotidiennement de  soins infirmiers à domicile et a ainsi pu continuer à mener à bien ses projets, passant en licence 3  Staps, doublée du début d’une licence d’ethnologie-anthropologie.

Mais cet été, tout a été remis en question suite à l’annonce de la fin de ces soins à domicile, faute de  personnel. En échange, il lui a été proposé de quitter son domicile, pourtant aménagé spécialement en  rapport avec son handicap, pour intégrer une structure spécialisée ou une entrée à l’hôpital.

Alors que la France compte actuellement près de 12 millions de personnes en situation de handicap, il  est plus qu’inquiétant de voir qu’une partie d’entre elles se voit contrainte de tout abandonner, leurs  études, leurs amis, leur autonomie, leur vie…par manque de personnel habilité.

Aussi, Madame Muriel Ressiguier interroge Monsieur Olivier Véran, ministre de la santé et des  solidarités, sur les moyens qu’il envisage concrètement de mettre en place pour pallier ce manque et  dans quel délai.

Muriel Ressiguier,
Députée de la 2ème circonscription de l’Hérault.

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