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L’Institut CGT d’Histoire Sociale du Gard, l’Union Départementale CGT 30, l’Union Locale CGT  de Nîmes, le Parti Communiste fédération du Gard et section de Nîmes, France El Djazaïr, le  Mouvement pour la Paix, l’ARAC, la Ligue des Droits de l’Homme, LSR, communiquent.

Le 8 février 1962 au métro Charonne à Paris, lors d’une manifestation pour la paix en Algérie  et contre les attentats de l’OAS, a eu lieu un massacre d’état.

Les organisations ci-dessus, malgré la situation sanitaire, ont tenu à rendre hommage, comme  chaque année, aux 9 morts et aux centaines de blessés, victimes de la violence extrême des  forces de police aux ordres de Papon, préfet de police de Frey, ministre de l’intérieur du  gouvernement De Gaulle. Cet hommage ne pourra avoir lieu physiquement à la stèle érigée à  la Bourse du Travail de Nîmes par respect des règles de distanciation sociale et du couvre feu. La commémoration prendra la forme de la déclaration commune suivante transmise aux  médias et à l’ensemble des adhérents des associations signataires

En janvier 1961, les Français répondaient « OUI » à 75 % pour le droit à l’autodétermination du peuple algérien. Mais il aura fallu plus d’un an pour qu’un accord de cessez-le-feu soit signé  le 18 mars 1962.

Les Français avaient compris que la paix et l’indépendance de l’Algérie rendaient justice au  peuple algérien.

Les jusqu’auboutistes de l’Algérie française refusèrent le verdict démocratique des citoyens Français. Ils décidèrent de s’y opposer par la violence la plus extrême. Avec la création de  l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète) ils ont organisé des centaines d’attentats en France  et en Algérie pour imposer par la force un coup d’état et poursuivre la guerre. Ils s’attaquèrent en France, par des attentats à la bombe, aux organisations de gauche et aux  personnalités politiques, syndicales, qui s’exprimaient et agissaient pour la Paix en Algérie. Le gouvernement du Général de Gaulle était frileux, il voulait conserver des bases et  avantages du colonialisme, mais il avait aussi au gouvernement des partisans de l’Algérie française notamment le Premier ministre Michel Debré.

En même temps les partisans de la Paix et de l’indépendance pour l’Algérie s’exprimaient de  plus en plus, avec de nombreuses manifestations, Le Mouvement de la Paix, les syndicats, le  Parti Communiste etc…

Le 7 février 1962, l’OAS commettait dix attentats à la bombe contre des personnalités diverses,  qui firent de nombreux blessé-e-s et particulièrement une fillette de 4 ans.

Dès le lendemain la riposte s’organisait : une manifestation se tenait à l’appel, notamment, du  PCF, de la CGT, la CFTC, du mouvement de la Paix… Elle fut sauvagement agressée par les  brigades spéciales de la police aux ordres du Préfet Papon et du ministre de l’intérieur Roger  Frey, au carrefour du métro Charonne. On dénombra 9 morts (tous adhérents à la CGT et 6  d’entre eux au parti communiste) et des centaines de blessé-e-s.

Les manifestations étaient interdites et de plus en plus marquées par les violences policières,  comme ce fut le cas notamment le 17 octobre 1961, avec le massacre des Algériens, ou les  manifestations syndicales en décembre 1961….

Avec la guerre d’Algérie, c’est la démocratie pour les Français-e-s et les Algérien-e-s qui a été  confisquée.

Aujourd’hui, dans des conditions tout à fait différentes, en refusant d’entendre l’expression  populaire, le Président de la République prend des risques pour notre démocratie et les  intérêts de la majorité des Français.

Et il doit entre-autres reconnaître le crime d’État pour le 8 février 1962.

Texte de Henri Cukierman Président du Comité Vérité et Justice pour Charonne

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