Frédéric Lacas (© Béziers Méditerranée)

C’est l’épilogue d’une histoire commencée en 2016, suite au choix de l’Agglomération de Béziers, alors présidée par Frédéric Lacas de confier la distribution de l’eau à Suez (ex-Lyonnaise des eaux).

À la suite de cette décision, le maire de Béziers, qui en était alors à son premier mandat, avait décidé de lancer une campagne de communication sur le « Journal de Béziers », pour accuse Frédéric Lacas de favoritisme. Suite à ces communications municipales, le maire de Sérignan avait décidé d’attaquer Robert Ménard pour diffamation.

L’arrêt de la Cour d’appel a été prononcé publiquement le jeudi 17 décembre 2020, dans celui-ci le jugement du tribunal de Grande Instance de Paris du 3 décembre 2019 est confirmé : Robert Ménard est coupable du délit de diffamation publique envers un citoyen investi d’un mandat public, Frédéric Lacas.

Le premier jugement condamnait Robert Ménard à une peine de 2000 euros, à 3000 euros de dommages et intérêts et à 3000 euros de frais de procédure. Celui de la Cour d’Appel de Paris vient ajouter 2000 euros de plus pour ce procès en appel.

Pour Frédéric Lacas : « Celui qui fut défenseur du journalisme et l’un des fondateurs de Reporters sans frontières est à présent coupable de diffamation, de mensonge. » Il continue, « cela pourrait prêter à sourire, mais cette façon de communiquer outrancière, à grands coups d’éclats, de tromperies est malheureusement une arme de manipulation qu’il utilise bien souvent. Francis Bacon l’avait particulièrement bien formulé : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». L’ancien Président de Béziers Méditerranée ne peut s’empêcher d’y voir un parallèle, « récemment, c’est une polémique stérile sur la nouvelle piscine communautaire Alfred Nakache de Sauvian qui a été lancée par le nouveau Président dans le journal de l’Agglo de Béziers. Au-delà de la justice qui a été rendue sur cette affaire, il semble donc important de faire la lumière – encore une fois – sur les méthodes de communication utilisées par l’édile de Béziers sur ses supports, affiches, réseaux sociaux, journal municipal et maintenant Journal de l’Agglo.
Faudra-t-il systématiquement attaquer ? Qui va payer la facture ? »

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