[Communiqué de presse] Au lendemain de la rentrée des vacances scolaires…

La colère gronde dans nos écoles. L’ensemble des usagers des services  publics de l’Education Nationale sont atterrés. Comment en sommes-nous arrivés là ? Pouvons-nous continuer dans ces conditions ? 

Aucun moment n’a été concédé par notre ministre pour que les équipes mènent une réelle discussion et décident des actions à mener pour accueillir  les élèves ce lundi. Ni la mort de notre collègue Samuel Paty, ni l’annonce d’un  nouveau « confinement » n’ont engagé notre ministre à laisser un temps de  réflexion collectif aux personnels.

Le protocole dit « renforcé » consiste en une phrase « Obliger des enfants, dès  6 ans, à porter un masque ». 

Dès ce lundi les classes étaient toujours surchargées, tous les enseignants et  tous les enfants n’avaient pas les masques, le nettoyage n’était pas assuré à la  hauteur des besoins.

S’il y a effectivement un danger pour la population, alors le ministère doit  prendre ses responsabilités, et tout mettre en œuvre pour protéger l’ensemble  des personnels et des élèves qui lui sont confiés.

Depuis lundi les enseignants sont pris en étau entre une population qui ne  comprend plus les décisions gouvernementales et une hiérarchie qui assène  ordres et contre ordres.

La profession voulant bien faire, elle tend à s’assurer que le protocole est appliqué afin de protéger les élèves qui lui sont confiés et se protéger elle-même. Mais comment assurer la distanciation sociale dans une classe de 28  ou 30 élèves ? Comment limiter le brassage des classes quand ils jouent  dans la cour ? Comment faire du sport en restant à 2 mètres les uns des   autres ? Pourquoi imposer le port du masque et maintenir la natation ?  Pourquoi maintenir les transports en bus scolaire mélangeant plusieurs  écoles ? Telles sont les questions insolubles que les personnels se posent.

Nous invitons nos collègues à dire non à ce pseudo protocole qui ne nous  protège pas. C’est faux et archi faux, nous ne sommes pas « choyés », comme  l’a déclaré Jean Castex. Tout ce mépris et ces mensonges ne méritent qu’une  seule réponse : le refus de travailler dans ces conditions.

Exigeons le recrutement des candidats au concours en liste complémentaire  comme le revendiquent unanimement les organisations syndicales et la FCPE,  des créations de postes d’enseignants et d’AESH, et le recrutement d’agents  territoriaux à la hauteur des besoins.

Exigeons des équipements protecteurs pour tous les personnels, et  particulièrement ceux qui sont vulnérables : des masques chirurgicaux, des  masques FFP2, des tests prioritaires effectués préventivement et  systématiquement.

Syndicat National Unifié des Directeurs, Instituteurs
et professeurs des écoles de l’enseignement public
Force Ouvrière