Montpellier : Manifestation pacifiste pour dénoncer l’agression azérie en Haut-Karabakh

Stepanakert, la capitale des indépendantistes arméniens du Haut-Karabakh a été soumise à d’intenses bombardements azéris. Et le pilonnage a repris dans la nuit de mardi 6 à mercredi 7 octobre, dans cette capitale de la république autoproclamée du Haut-Karabakh.

L’Azerbaïdjan grâce à ses réserves de pétrole a pu s’armer ces dernières années avec constance. Le pays s’est équipé comme l’Arménie auprès des Russes, mais s’est fourni aussi en matériel plus moderne, avec entre autres des drones, achetés à la Turquie et à Israël.

Les forces azerbaïdjanaises s’acharnent sur Stepanakert, une ville de 55.000 habitants située à 1 000 mètres d’altitude dans les montagnes du Haut-Karabakh. Depuis dix jours, le Nagorny Karabakh est ravagé par des combats entre forces arméniennes et azerbaïdjanaises. Et l’Arménie accuse la Turquie d’avoir provoqué cette guerre. Dans un entretien accordé à l’AFP mardi, Nikol Pachinian, journaliste et homme d’État arménien, Premier ministre depuis le 8 mai 2018, a accusé la Turquie d’être responsable des hostilités au Nagorny Karabakh.

Montpellier, une manifestation pacifiste est organisée samedi 10 octobre à 11h00

À Montpellier, une manifestation pacifiste est organisée en contestation de l’agression azérie en Haut-Karabakh. La marche, prévue ce samedi 10 octobre à 11h00 débutera place des Martyrs de la Résistance, et se terminera sur l’Esplanade Charles de Gaulle.

Escalade du conflit :

L’usage de bombes à sous-munitions a été constaté. Dans un communiqué Amnesty International dénonce : « le déploiement de ces armes qui frappent de façon indiscriminée dans des zones résidentielles est absolument effrayant et inacceptable. »

BASM ou Bombes à sous-munitions, elles sont composées d’un conteneur regroupant des projectiles explosifs de taille plus réduite, dites « sous-munitions ». Ces munitions sont tirées par voie terrestre ou larguées par voie aérienne. Ce sont des armes d’attaque, conçues pour neutraliser une zone de combats. Mais elles restent imprécises, et touchent inévitablement des zones civiles. Selon Handicap International, 98 % des victimes recensées sont des civils et près d’un tiers sont des enfants.