Une rentrée sous Covid19, l’Université Paul Valery annonce déjà un surcoût d’un 1 million d’euros. Et engage dès lundi 28 septembre, un système de cours en semi-présentiel.

Lundi 28 septembre, Phase 2 : les cours commenceront à se faire en semi-présentiel. Patrick Gilli, président de l’Université Paul Valery Montpellier 3 prend des dispositions pour limiter la propagation du virus au sein de sa faculté. Une annonce faite le mercredi 23 septembre au matin. Dans la soirée, c’est Olivier Véran, ministre de la Santé qui dévoilait la nouvelle carte de l’épidémie. Montpellier y est indiquée en alerte rouge renforcée.

VOIR AUSSI Covid-19 : Montpellier en alerte rouge renforcée

Le campus : une fréquentation qui oblige à une vigilance et à une anticipation. Alternance donc, pour réduire un flux d’étudiants de moitié. Principe : une semaine sur deux, avec une règle qui s’applique à partir du numéro de la carte d’étudiant : les numéros impairs auront cours la semaine du 28 septembre, et les numéros pairs commenceront en présentiel avec la semaine du 5 octobre. Mais pour assurer une continuité pédagogique, les cours seront filmés et disponibles en streaming et en replay avec la plateforme Moodle. Il a aussi été prévu des rachats d’ordinateurs qui seront mis à la disposition de ceux qui n’en possèdent pas encore.

Sécurité sanitaire : une distribution de masques a été et sera faite pour tous les étudiants à l’inscription et à la rentrée. Sur tout le campus, les distributeurs de gel hydroalcoolique sont installés, avec des sens de circulation précis. Sont aussi présents des étudiants dits “ambassadeurs”. Leur fonction : rappeler les règles et les gestes barrières à leurs camarades.

Selon l’évolution de la situation sanitaire, tout est déjà organisé pour une Phase 3 et un 100% distanciel, sur une période définie par les autorités compétentes

Un campus vert

Autre thème important abordé lors ce cette conférence de presse :  les chantiers en cours sur le campus et leur reprise. Une transformation sans précédent, entre la réhabilitation de l’existant, le déploiement de panneaux photovoltaïques, des bâtiments supplémentaires éco-responsables et le verdissement du campus animé par le département d’écologie. Une envie d’un campus d’exception, un schéma patrimonial, et « un laboratoire de l’innovation environnementale, » explique Pascal Chevalier, vice-président délégué au patrimoine.

« Une transformation considérable qui avance bien, et qui je l’espère va recevoir un coup d’accélérateur à la faveur du plan de relance et du contrat de plan État Région qui doit être signé d’ici le mois de décembre, » précise Patrick Gilli.