La fin du confinement, le retour à une vie normale, tout le monde le désire.

Les professionnels de l’éducation se réjouissent d’un retour à la normale mais pas au prix de la santé de tous. En effet, quelle va être cette fin de confinement dans l’éducation Nationale ?

Beaucoup de questions se posent et restent pour le moment sans réponse. Comment faire entrer 30 à 35 élèves dans une classe en respectant les règles de distanciation? Dans les transports scolaires ? Comment éviter les encombrements des couloirs lors des inter cours? Comment gérer les heures de pointe dans des cantines presque toujours sous dimensionnées ? Comment connaitre l’état sanitaire de nos élèves, de nos enseignants, de nos personnels? Quid des masques ? Quid des gels et des lave mains ? Voici, entre autres les questions auxquelles le Ministère va devoir répondre.

L’intervention du Président ressemble bien à une réponse d’urgence au MEDEF : pour remettre l’économie en route et permettre aux salariés de reprendre le travail, les enfants doivent impérativement reprendre le chemin de l’école.
Ce confinement aura montré le rôle fondamental de l’école et le rôle essentiel et indispensable des enseignants.

On continuera pour des raisons sanitaires à interdire les rassemblements après le 11 Mai 2020 et on ouvrirait les écoles, les collèges et les lycées. Un établissement scolaire regroupe entre 100 et 4000 personnes au quotidien. En l’état, la réouverture des établissements scolaires constituerait une mise en danger inacceptable de nos enfants et des personnels de l’Education Nationale.

La CGT Educ’action 34 demande à tous de rejoindre notre réseau de sentinelles du travail de façon à ce que cette reprise scolaire, que nous souhaitons, se fasse en toute sécurité, sans pression vis-à- vis des personnels les plus vulnérables : stagiaires, contractuels, AED, des AESH….

Valérie Gagner
Secrétaire départementale
CGT Educ’action34