Chaque jour, alors que le compteur morbide annonce, plus de décès, plus de personnes contaminées par le COVID 19, nous constatons une opposition farouche au confinement de la part de certains employeurs n’ayant pourtant pas d’activités essentielles. 

Alors que l’ensemble des sommités médicales ne cessent d’hurler le besoin d’un confinement le plus rigoureux possible, alors que des pays proches comme l’Italie ou l’Espagne ont pris ces mesures, le patronat de ce département, avec la complicité des représentants de l’état tente de poursuivre ou de relancer son activité sans un regard sur l’intérêt général. Seul compte à leurs yeux les bénéfices et les dividendes…

Le président de la république autoproclamé « chef de guerre » avait indiqué (sur recommandations des autorités médicales) que seules les activités essentielles devaient échapper au confinement.

Alors que dans ce pays, dans ce département, nous ne sommes pas en capacité de fabriquer des masques, des respirateurs, des gants, en quoi, fabriquer des roulements, des futs, de la fibre de verre, des boissons gazeuses, [à compléter] serait des activités essentielles aux pays ?

Nous avons et nous interpellerons encore, le représentant de l’état dans le département mais aussi l’ensemble des autorités administratives sur la contradiction coupable de laisser ces entreprises fonctionner à la condition qu’elle fournissent du matériel de sécurité pour leurs salariés (ce qui est un minimum…) alors que l’ensemble des métiers essentiels et vitaux dans la période (personnels et soignants dans les hôpitaux et dans les EHPAD, aides à domicile, infirmières libérales, salariés du commerce, du transport, etc.) manquent terriblement de masques FFP2 , de gants etc.

Le fait d’autoriser ces entreprises à fonctionner représente non seulement un risque sur l’efficacité du confinement et donc de la sécurité de tous mais en plus empire la situation de celles et ceux qui sont en première ligne

Détourner le regard ou inciter comme le fait ce gouvernement dans la période est coupable de provoquer des décès qui pourraient être évités. 

Le chef de l’état à baptisé justement la situation du mot de guerre. Les employeurs agissant pour éviter un confinement total (seul efficace pour enrayer ce virus) et les autorités de l’état qui le leur permettent, seront responsables et coupable de « crimes de guerre ». La CGT ne l’oubliera pas et agira pour le faire reconnaitre devant les juridictions compétentes.

La CGT du Gard demande la mise à l’arrêt immédiate de l’ensemble des activités non essentielles dans ce département.

Le bureau de l’UD CGT du Gard