Telle que pratiquée de nos jours, la méditation n’a jamais existé. Méditer en position assise, les yeux fermés, revient à prier les bras en croix, vêtu(e) d’un string et coiffé(e) d’une couronne d’épines. La statue du bouddha est un symbole ; plutôt qu’à la singer, la méditation invite à comprendre son message.

Une pointe au sommet de la tête du Bouddha représente la conscience réalisée (lingam, ou phallus). Son crâne recouvert de coquilles d’escargots symbolise l’hermaphrodite : l’être spirituel non identifié au genre. Ses longues oreilles expriment l’entendement ; la compréhension pure du verbe, de l’aum, de l’alpha et de l’oméga. Les yeux clos, le Bouddha voit au-delà des apparences par son troisième œil, celui de l’esprit. Si des doutes subsistent quant au caractère conscient de l’authentique voie bouddhique, référons-nous simplement à la traduction du nom du Bouddha : « celle ou celui qui a réalisé l’intellect ».

Des religions d’Abraham à la Grèce antique, la méditation consiste, depuis toujours, à réfléchir et à comprendre. Elle désigne le raisonnement et la connaissance accompagnant l’étude spirituelle. Mais depuis quelques décennies sévit une fausse méditation, prétendument venue d’Asie. En vérité, elle est issue du mouvement new age. Amplement repris par le yoga moderne et le soi-disant bouddhisme, ce simulacre de pratique fait les choux gras de l’obscurantisme. L’image du moine au crâne recouvert d’électrodes, rendu éternellement sage par une vie passée à « méditer », cache une réalité dérangeante.

Il y a plus de vingt ans déjà, le journal Libération et le Los Angeles Times dévoilaient un Dalaï-Lama copieusement rémunéré par la CIA, pour décourager les velléités communistes. Nous préférerions qu’il s’agisse de fake news ; mais la liste des crimes et délits commis par les élites du bouddhisme s’avère malheureusement fort longue. Détournements d’argent, abus sexuels et psychologiques, meurtres et incitations au meurtre… Pendant que l’on raconte aux crédules que la (fausse) méditation a le pouvoir d’arrêter les guerres, ceux qui ont « médité » durant des milliers d’heures se révèlent capables du pire.

Que valent réellement ces méthodes de « pleine conscience » et autres psycho-papouilles ? Pas grand-chose. Elles reconnectent éventuellement les gens peu sensibles à leur nature perdue. Mais aucun changement intérieur déterminant n’en découlera, quoi qu’en disent les fausses études. Il s’entend désormais que la science découvre dans la méditation ce dont parlaient déjà les traditions millénaires… Absolu mensonge. De toutes les façons, les fidèles dissuadés de réfléchir ne vérifient jamais.

Les pratiques traditionnelles comme vipasana, yoga nidrâ ou zazen ne sont pas de la méditation. Il s’agit de techniques de sensibilité entrant dans le cadre d’un enseignement global. Cette étude est celle du langage universel du symbole et de l’allégorie. Plus qu’à être sages comme des images d’Épinal, la spiritualité enjoint à penser par soi-même. Afin de méditer ensemble, concluons par cette citation de Jésus à ces disciples : « Soyez sages. Comme des serpents ».

Voir aussi : Spiritualité : la canicule, un temps de chien