Le rendez-vous était donné jeudi 27 juin, en fin de journée, pour une conférence de presse autour du cas de Sabine Raynaud, institutrice et Gilet Jaune.

L’institutrice de l’Hérault, spécialisée depuis 20 ans auprès des enfants porteurs d’un handicap mental, avait participé, le 15 juin, à une action « péage gratuit », dans le cadre de la mobilisation des Gilets Jaunes de l’Hérault, diffusant aussi, pour l’occasion, un tract  appelant au retrait de la loi Blanquer et à la mobilisation pour une journée d’action dans l’Éducation nationale. Foulard sur la bouche, l’institutrice avait alors été interpellée par les forces de l’ordre.

Suite à son interpellation, il lui est, notamment, reproché, des faits de rébellion en bande organisée et de dissimulation de visage. Elle devrait être convoquée à la rentrée devant les tribunaux. Deux autres personnes ont aussi été interpellées, à la suite de la séquence.

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Pour cette mère célibataire de trois enfants, visiblement émue par les multiples témoignages de soutien reçus au cours de la conférence de presse, la conférence de presse était surtout l’occasion de « remercier les forces présentes et les soutiens actifs, et tous ceux qui montrent leur soutien depuis le 15 juin », et de ne « pas faire le cadeau de me taire ». « Je représente le début de ce qu’ils craignent le plus, le début de la convergence des luttes. »

Interview de Sabine Raynaud à l’occasion de sa conférence de presse

Une pétition a déjà été lancée pour demander la levée des poursuites. Pour les initiateurs de la pétition, « l’État veut clairement faire un exemple pour terroriser les citoyens, et faire payer leur audace à ceux qui se sont mobilisés ». Sabine Raynaud a aussi reçu le soutien de nombreuses personnalités, partis, syndicats et mouvements citoyens, dont la maire de Murles, Clothilde Ollier et la députée de l’Hérault, Muriel Ressiguier.

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