Montpellier-web-commercants
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur telegram

Créé par Pierre Rabhi, le mouvement Colibris se fonde sur un présumé conte amérindien. Lors d’un immense incendie de forêt, l’oiseau minuscule crachant quelques gouttes d’eau sur le feu aurait rétorqué au tatou ébahi : « au moins, je fais ma part ».

Symboles primitifs autant qu’universels, les archétypes délivrent à l’esprit des messages forts. La réelle signification du colibri diffère radicalement de l’attitude inutile et ostentatoire décrite dans la fable sus-résumée. En situation de danger, la logique commande de se mettre à l’abri, et d’analyser les causes du péril. “Faire sa part“ possède une valeur relative, selon la portée de l’acte et son réel impact.

Dans la symbolique authentique, l’oiseau indique les cieux de l’esprit. Le vol stationnaire du colibri exprime la maîtrise du temps ; mais surtout, son vol à reculons pointe la connaissance du passé. De la Grèce antique à l’Inde, ou à l’Égypte, l’enfer est associé à l’oubli. Connaître le passé signifie intégrer le savoir issu d’expériences. Ainsi les erreurs évitables, ou les situations préjudiciables, ne sont plus reproduites.

L’indépendance du colibri représente l’autonomie spirituelle, qui ne devrait pas se laisser happer par les phénomènes de masse. La croyance en une responsabilité individuelle au sein d’un système malade alimente ce système, empêchant toute prise de conscience.

Symbole de résurrection, le colibri semble mourir lors des nuits froides, et renaître au lever du soleil. Mort à l’illusion et renaissance à la lumière de l’esprit, la portée mythique du colibri égale celle des avatars, Jésus, Krishna et autres héros spirituels.

A l’ère chrétienne du début du XXème siècle succède le temps des bons sentiments. L’espace idéologique se trouvant occupé par certains “mouvements“ remplace l’indispensable engagement nécessaire à toute forme de changement. Penseurs et activistes n’ont plus droit de cité, paraissant à la plèbe de simples trouble-fêtes, qui n’ont pas compris que nous pouvions changer le monde par la consommation.

Le colibri explorant quantité de fleurs pour y déceler le meilleur nectar enseigne la recherche de clarté intellectuelle, préliminaire à l’éventuel triomphe des valeurs qui nous sont chères.

Partager l'article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur telegram
À LA UNE
Luc Egoumenides, Julie Frêche, Bertrand Trevalinet, Laurent Nison (Photo ©JP Vallespir)

[VIDEO] Montpellier : Les 10 bus, les plus attentifs du réseau TaM

Ils sont dix. Ce sont des bus du réseau TaM. Et ils vont faire partie d’une expérimentation, avec un système de sécurité et d’aide à la conduite qui les transformera...

[VIDÉO] Montpellier maintient la pression contre la loi Sécurité globale

[VIDÉO] De façon inhabituelle, le point de départ de cette manifestation avait été donné au cœur du quartier populaire de la Paillade à Montpellier. Mais quelque soit le point de...

ANNONCES - PUB
VIDEO, INTERVIEW, EMISSIONS​
LES PLUS LUS