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Cinq élèves des lycées Philippe Lamour, Dhuodat et Alphonse Daudet de Nîmes ont été entendus par la police, le 3 juillet, 2 mois après avoir participé au blocus de leurs établissements, en signe de protestation contre la plateforme d’accès, à l’enseignement supérieur Parcoursup.

Ils devaient répondre de faits de « violences aggravées ». D’autres lycéens ont été convoqués quelques jours plus tard, cinq dont deux lycéennes qui avaient déjà été mises en garde à vue le 3 juillet.

300 000 nouveaux bacheliers sans affectation universitaire

La mobilisation contre Parcoursup a été réelle, car les inquiétudes des lycéens nîmois (et ailleurs, dans l’ensemble  des académies) sont fortes au regard des nombreux obstacles mis aujourd’hui, à leur entrée à l’université. Ces nouvelles mesures édictées par la Loi « ORE, Orientation Réussite Etudiant » ont été très rapidement votées au second trimestre, et sans grands débats. Aujourd’hui, trois cent mille nouveaux bacheliers sont sans affectation universitaire. Le texte législatif baptisé également « Parcoursup » aurait plutôt dû être nommé « Parcoursd’obstaclesSup ».

Soutien des syndicats enseignants

Les blocus se sont déroulés sans incident notable, mais le proviseur du lycée Philippe Lamour a tenu à porter plainte. Plainte, selon le témoignage d’un leader lycéen, déposée pour « Intrusion dans les lycées, violence, dégradation », alors que les blocus étaient, selon lui, très pacifiques et qu’en revanche les lycéens avaient été lors des blocus, sévèrement chassés par la police.Ces jeunes élèves mis en cause ont bien sûr reçu le soutien des différents groupes du syndicat lycéen en cours de constitution et notamment de la « Coordination Lycéenne Nationale (CLN) ». Le syndicat enseignant Snes-Fsu, la CGT et Sud, les associations des parents d’élèves ont également apporté leur soutien aux lycéens inculpés.On ne peut qu’être surpris par le déploiement répressif (plusieurs heures de garde à vue) et les menaces judiciaires qui s’en sont suivi. Simples intimidations judiciaires et policières, ou réelle volonté de sanctions avec une lourde inculpation de  « violence aggravée » ? Les motifs d’inculpation restent à prouver par la partie civile, si le procès a lieu. Mais, dans tous les cas, la démarche judiciaire paraît à ce jour pour le moins  excessive.Pour le jeune militant lycéen interrogé par lemouvement.info, « alors que la mobilisation à Nîmes, était et reste forte, malgré cette période de vacances scolaires, si des peines judiciaires affectent nos camarades lycéens et lycéennes, la rentrée promet d’être chaude ».

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