Montpellier : Une grève de la faim pour l’accès au logement

Handicap (CR Illustration)

Prix exorbitants et superficies de petite taille, les logements en ville ne sont pas forcément exempts d’assurer le confort aux personnes précaires. Face au problème, Sébastien fait une grève de la faim depuis trois jours. 

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L’homme réside depuis plusieurs mois au foyer ADOMA, situé Avenue du Père Soulas dans la ville de Montpellier. Depuis trois jours maintenant, il a cessé de se nourrir pour réclamer un logement en ville.

Actuellement, Sébastien réside dans une chambre de 7m2 avec toilettes et cuisine collective pour 320 euros par mois. Outre le prix, ADOMA compte démolir les bâtiments de la résidence pour les reconstruire à partir de janvier 2021.

En pratique, les résidents du bâtiment B et C se doivent de trouver rapidement un nouveau logement. ADOMA construit actuellement une résidence neuve située rue de la Croix Verte à Montpellier. Elle serait loin du centre-ville, peu desservie par les transports en commun, avec un loyer moyennant les 454 euros.

Vers un phénomène de ghettoïsation à Montpellier ? 

Handicapé à 80%, Sébastien, membre actif du DAL (Droit au Logement) s’est vu proposer des logements trop éloignés des transports en commun.

Avec cette grève de la faim, il dénonce un potentiel phénomène de ghettoïsation qui frapperait les plus pauvres, ainsi que le manque de mixité sociale et l’isolement engendré par l’éloignement.

Le logement et l’hébergement sont des problématiques bien présentes à Montpellier, avec près de 30% de la population qui vit sous le seuil de pauvreté et où 80% des foyers sont éligibles à un logement social.