« Le temps est à l’oracle », le recueil du dessinateur ALF qui dénonce bien des choses …

Portrait du dessinateur Alain Faillat (ALF)

Le dessinateur Frontignanais Alain Faillant, plus connu sous son pseudonyme ALF, sort son 5e recueil « Le temps est à l’oracle ». Petit zoom sur cet artiste d’ici !

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« Je dessine depuis tout jeune, notamment avec mon peintre de grand-père qui m’emmenait à Montmartre avec mon chevalet et mes pinceaux et dès l’âge de 13 ans je voulais intégrer une école de dessin », explique Alain Faillat, ou ALF.

Si son père, instituteur, incitera son fils à suivre le même cursus que lui, Alain ne mettra pas de côté son amour pour le dessin.  Prompt à continuer sa passion, l’artiste partagera donc sa vie en deux. L’une sera dédiée à l’enseignement, l’autre, à ses coups de crayon.

ALF, aux fils des années, a proposé ses talents à de nombreux journaux, sites, revues, albums, affiches et expositions. Ses dessins se retrouvent aussi dans des livres pour enfants et ont remporté de nombreux prix.

Qu’est-ce qui l’inspire ? L’actualité.

Ce qui fait que l’artiste est artiste, ce serait probablement sa capacité à observer le monde et le reconstruire à sa manière. L’objectif ? Véhiculer des messages, des concepts, des réflexions que les autres ne voient pas forcément alors qu’ils baignent dedans.

Discret mais fin observateur, Alain analyse tous les matins les nouvelles du jour pour les redépeindre d’ironie et de doux sarcasmes. « Je ne suis responsable que de ce que je dis. Pas de ce que tu comprends », prévient-il sur la page d’accueil de son site internet où sont réunies bon nombre de ses créations.

« Le temps est à l’oracle », un recueil de 78 dessins qui dénoncerait la société française ?

Cet ouvrage est sorti en août dernier. Il contient 68 pages et 78 dessins. Mais que raconte-t-il ? Tout simplement le « le train-train français bien connu : grèves, manifs et lancers de grenades, affaires politico-financières, phallocratie et grands discours. »  Soudainement, un « cadeau chinois » tombe sur le territoire, plongeant ses habitants dans l’inconnu et l’hostilité. À côté de « l’extrême dévouement de quelques-uns, de l’ignominie de quelques autres et du repli égoïste de la plupart » cela ne reflète-t-il pas la réalité ?

ALF dénonce un phénomène d’actualité : « l’omniprésence télévisuelle des experts qui prédisent le passé et celle des internautes qui répandent leurs inepties sur les réseaux sociaux ». Puis, le retour à l’air libre, c’est-à-dire à l’usine ou au bureau, « fait la joie de tous. On reprend possession des rues et des bars, des grands espaces commerciaux, on se rue sur les autoroutes et les plages. La belle vie ». Quelle ironie d’évoquer le terme d’air libre dans des conditionnements inlassablement cycliques !