Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées le mardi 30 janvier 2018 devant l’Agence Régionale de Santé (ARS) à Montpellier dans le cadre de la journée de mobilisation nationale pour les EHPAD.

EHPAD (Établissements d’hébergements médicalisés pour personnes âgées dépendantes), qui est l’acronyme qui désigne les maisons de retraite.

Tous les syndicats du secteur, et toutes les organisations de retraités ont appelé à une journée de grève et de manifestation, pour promouvoir des conditions de vie dignes, pour les personnes âgées dans ces établissements.

Étaient présents devant l’ARS, les syndicalistes, des résidents en fauteuil, accompagnés de personnels des maisons des retraites, quelques élus locaux, et des retraités. Une délégation a été reçue.

Leurs revendications étaient simples : refuser les propos d’Agnès Buzin la ministre de la Santé, qui a dit que les mauvaises conditions de travail des personnels et de vie des résidents étaient dues à des «problèmes de management ».

Mais pour Jennyfer Arnal Moinet du syndicat SUD Collectivités territoriales, la dégradation est en continu, depuis une dizaine d’années.

Les revendications de l’intersyndicale sont :

  • Application d’un agent ou d’un salarié par résident, tel que prévu par la Plan Solidarité Grand Age.
  • Abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des EHPAD, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application.
  • Arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire.
  • Maintien de tous les effectifs des EHPAD y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés.
  • Amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des conventions collectives nationales.

En fait, c’est la politique d’austérité qui est dénoncée par ces revendications légitimes et c’est donc son application qui est contestée. Bien souvent c’est une vision chiffrée des politiques publiques qui est mise en avant. Mais là, ce sont les conséquences humaines qui sont visibles.

Il ne fait pas bon vieillir en France, devenir dépendant et devoir vivre en EHPAD. Pendant longtemps, la France était fière, et à raison, de son système de santé et du traitement des anciens. Aujourd’hui, les familles et les personnels ont honte de leur travail et du traitement quotidien des personnes âgées.

Sans réponse ministérielle, les personnes présentes lors de ce rassemblement se disent prêtes à poursuivre leur action. Elles gardent espoir que leurs voix seront entendues, car cette cause touche tous et toutes. Énormément de familles sont concernées.